Liposuccion, lipoaspiration et liposculpture

Lipoaspiration, liposuccion, liposculpture, micro-liposuccion, lipoplastie, morpholiposculpture ....
Ces appellations sont toutes similaires ...

La lipoaspiration est la meilleure technique pour pratiquer l'ablation directe de la graisse excédentaire en cas de cellulite localisée ou d'obésité avec excès de poids.

D'autres opérations de chirurgie esthétique existent telles que la lipolyse ou lipodissolution mais surtout la cryolipolyse en vue de détruire la graisse localisée et ainsi réduire le volume d'excédents adipeux.

Les zones du corps les plus souvent traitées par une liposuccion sont le ventre et la taille, les cuisses internes et la culotte de cheval, les genoux et chevilles.


Les zones du corps les plus souvent traitées par une liposuccion sont  :

- la culotte de cheval : lipoaspiration des cuisses
- les cuisses internes : lipoaspiration des cuisses
- le ventre, la taille : lipoaspiration du ventre
- les genoux : lipoaspiration des genoux
- les fesses : lipoaspiration des fesses
 

Il est également possible dans la même séance d'utiliser le tissus graisseux aspiré pour augmenter certaines zones dont le volume est jugé insuffisant ( fesses, mollets...); il s'agit d'un transfert graisseux c'est à dire d'une greffe de la propre graisse du patient : lipofilling des seins, lipofilling des fesses, lipofilling du visage

La lipolyse et la lipodissolution consistent à tenter de détruire la graisse par différents procédés physico-chimiques.

La cryolipolyse est intéressante pour diminuer des volumes d'excédents adipeux modérés et localisés.

Lipoaspiration du ventre

Opération de chirurgie esthétique du ventre : ventre gras, non détendu

Il est habituellement traité par simple lipoaspiration, liposuccion.

Opération de chirurgie esthétique du ventre : ventre gras, détendu

Si le relâchement cutané et musculaire est modéré, une simple liposuccion permet souvent une rétraction cutanée acceptable.
Il faut, sinon, pratiquer 
une lipoaspiration associée à un lifting du ventre ou plastie abdominale.

Lipoaspiration des fesses

Le rajeunissement des fesses passe souvent par une lipoaspiration  qui permet d’alléger une fesse progressivement alourdie.

La lipoaspiration des fesses est intéressante pour soit réaliser une diminution de volume global de la fesse soit pour arrondir seulement son bord inférieur soit pour diminuer sa projection.

Il faut cependant se garder de trop vider le sac cutané car il peut alors se détendre avec relâchement ou ptose de la fesse, ce qui peut nécessiter un lifting des fesses.

Un fort amaigrissement, une fonte musculaire sur des fesses déjà pas très rebondies peuvent donner des fesses plates, inesthétiques que l’on pourra « regonfler » soit par un transfert de la graisse même du patient, soit par un implant fessier.

Lipoaspiration des cuisses contre la culotte de cheval

La lipoaspiration des cuisses suffit le plus souvent pour entrainer une rétraction cutanée, que ce soit au niveau de leur face interne ou de leur face externe (culotte de cheval).

On peut associer à une liposuccion des cuisses un lifting des cuisses internes lorsque l'excédent de peau à retirer est trop important. Le lifting des cuisses peut être également envisagé après l'opération de lipoaspiration lorsque la rétractation cutanée observée reste insuffisante.

Lipoaspiration des genoux

Le genou, notament à sa face interne est une localisation fréquente de l´adiposité localisée.

Rien à voir donc avec l´obésité, l´excédent de tissus graisseux étant constitutionnel.
Là encore, les régimes ne peuvent  rien y faire.

La lipoaspiration de la face interne des genoux est extrêmement fréquente. En rétablissant l´harmonie des courbes, elle donne souvent l´impression d´allongement des membres inférieurs.

Il  est aussi possible d´aspirer si besoin les parties supérieures , inférieures et externes des genoux.

Lipoaspiration des chevilles

Encore aujourd´hui, de nombreuses femmes qui ont toujours eu des chevilles épaisses se sont fait une raison de cette disgrâce, sans savoir qu´il est possible d´y remédier de façon définitive !

En effet , très souvent, il s´agit là d´une adiposité localisée; c´est à dire que l´on a d´origine un excés de tissus graisseux à cet endroit, tout comme on peut en avoir au niveau de la culotte de cheval, du ventre ou des genoux...; rien à voir donc là encore avec l´obésité et les régimes ne peuvent rien y faire.

Il s´ajoute, qui plus est, à la disgrâce une impression de lourdeur et de pesanteur très pénible, surtout en fin de journée. Ces grosses chevilles alourdissent particulièrement la silhouette.

Il va être possible par
la lipoaspiration de les re-sculpter pour rétablir l´harmonie des courbes et ceci de façon très efficace tant sur le plan esthétique que fonctionnel.
 

LIPOASPIRATION DES CHEVILLES marseille

Lipoaspiration du dos : suppression de vos bourrelets !

Les bourrelets du dos sont fréquents à tous les âges, dus souvent à la fois à une surcharge graisseuse et à un excédent de peau.

La lipoaspiration poussée de ces bourrelets permet souvent une rétraction satisfaisante de la peau.

Il est rare que l´on en pratique l´exérèse chirurgicale car la cicatrice est obligatoirement longue et ne demande qu´à s´élargir lors des mouvements courants.

LIPOASPIRATION du dos marseille

Lipoaspiration des bras

La lipoaspiration des bras doit être prudente et porter essentiellement sur leur face postérieure pour ne pas détendre la peau.

Lipoaspiration des mollets

Le docteur Marinetti pratique souvent la lipoaspiration des gros mollets lorsque leur constitution est essentiellement graisseuse.

Il est alors possible de restaurer l´harmonie des courbes grâce à la liposuccion de la graisse.

En revanche, il n’est pas possible de réduire le volume d’un mollet lorsque c’est la masse musculaire qui est en cause.

lipoaspiration des mollets marseille

Technique d'une lipoaspiration


Infiltration de la zone à traiter lors d'une liposuccion

Par du sérum physiologique additionné d’un analgésique local et d’un vasoconstricteur (but : limiter douleurs et saignements, faciliter l’extraction de la graisse).

Quantité infiltrée : fonction de la quantité de graisse à enlever.
On infiltre habituellement 50 % à 100 % en volume de la quantité de graisse que l’on veut retirer.
Ce sérum physiologique est en partie résorbé assez rapidement par les tissus et en partie re-aspiré pendant la lipoaspiration.

Incision

Une ou deux par zone à traiter, volontiers cachées dans un pli naturel (plis du genou, de l’aine…)
Longueur : 2 à 3 mm

 

L’aspiration

technique de lipoaspiration marseille

 

On tunellise la graisse et on retire ainsi de multiples « carottes » de graisse.

- Le bloc graisseux est ainsi transformé en une éponge et va se rétracter sur lui-même.
- Les vaisseaux et les nerfs sont respectés
- On aspire tous les plans régulièrement en rayons de roue à partir de l’incision, de la surface vers la profondeur ou inversement
- On peut pratiquer une aspiration croisée de la zone à partir de 2 incisions différentes pour plus de régularité ce qui évite l’aspect de « tôle ondulée ».

 

technique de lipoaspiration marseille

 

Il est toujours pratiqué, en complément, une lipoaspiration très superficielle de toute la zone traitée en passant très régulièrement la canule de liposuccion au ras du derme : le but est de favoriser l’apparition d’une fibrose rétractile sous-cutanée qui permet d’améliorer encore la rétractation des tissus.

Le matériel utilisé lors d'une lipoaspiration

Canules de diamètre de 2 à 4 mm, rarement 5 mm pour les grosses surcharges reliées par un tuyau à un système d’aspiration.

Il s’agit toujours du même principe de base mais avec des canules plus fines.
Les techniques qui se voulaient innovantes (ultrasons, laser) se sont avérées beaucoup moins performantes et sécuritaires.

 

La liposuccion : pour quels patients ?


Surcharges graisseuses diffuses : l´obésité

La lipoaspiration, qui s’adresse à des zones bien précises, n’est pas le traitement idéal dans la surcharge diffuse.
Dans ce cas, il vaut mieux essayer de maigrir, (régimes, activité physique, aides médicamenteuses, …). Les médecins nutritionnistes vous assisteront au mieux.
Cependant, la lipoaspiration peut avoir sa place :
- comme « starter » en motivant le patient pour une prise en charge hygiéno-diététique.
- en cas d’échec des régimes, en permettant d’améliorer fonctionnellement et esthétiquement les patients.

Surcharges graisseuses localisées : C´est l´indication idéale

C´est ce qu´on appelle "l´adiposité congénitale localisée" : dans ce cas, il n’y a pas de surcharge pondérale globale;
Par exemple : le buste est mince, les mollets également et l’on a une grosse culotte de cheval … Ce n’est donc pas de l’obésité.

Si on essaye de maigrir, il y aura peu de changements au niveau de la zone surchargée. Par contre, le reste du corps va souvent maigrir plus vite ce qui va augmenter la discordance !
Ces surcharges sont souvent congénitales ( … « on naît ainsi »…) et apparaissent dès la fin de la puberté vers 12 ou 13 ans.

Il faut savoir que le nombre de cellules graisseuses est fixe à partir de la puberté : quand on grossit, il n’y a pas de multiplication des cellules graisseuses mais augmentation de volume de chacune d’elles.

De ce fait, la lipoaspiration réduisant le capital adipeux, c’est à dire le nombre des cellules graisseuses, donne un résultat définitif et stable si la nutrition est équilibrée. (Volume des entrées caloriques identiques à celui des sorties).

Vieillissement

. Il est bien connu, que sans modifier ses habitudes alimentaires, il existe souvent une prise de poids au cours du vieillissement, notamment à partir de la ménopause.

. Par ailleurs, des surcharges graisseuses localisées peuvent apparaître au cours du vieillissement. Bien que la peau soit alors moins rétractile, la lipoaspiration est souvent indiquée et peut être complétée, en même temps ou dans une autre séance, par un lifting cutané.

 

Informations complémentaires & questions habituelles lors d'une opération de liposuccion


Combien de temps dure une lipoaspiration ?

Selon l’importance : de 30 min à 3 heures.

Combien peut-on enlever au maximum par séance et peut on traiter plusieurs zones en même temps ?

La règle est ne pas dépasser 3 litres de graisse environ par séance pour limiter les risques de complications (oedèmes, phlébites, diminution des globules rouges, déséquilibre hydro-électrolytique…). Il vaut mieux, si le volume global à enlever est trop important, limiter pour la première séance le nombre de zones à traiter, mais traiter complètement les zones retenues pour ne plus avoir « à y revenir ».

Quels délais respecter entre 2 séances de lipoaspiration ?

2 à 3 mois.

Quel type d’anesthésie doit-on utiliser ?

Le plus souvent l’anesthésie générale (c’est plus confortable),
Parfois l’anesthésie locale avec analgésie (on est « à moitié endormi… » pour les petites lipoaspirations).

Peut-on sortir de la clinique dans la journée ?

Oui, mais si nécessaire et notamment dans les lipoaspirations importantes, il vaut mieux passer une nuit à la clinique.

A quel âge faut-il faire une lipoaspiration ?

S’il s’agit d’une surcharge congénitale localisée, c’est à dire apparu très tôt dès la fin de la puberté, il faut faire cette lipoaspiration le plus tôt possible pour que la peau n’en conserve pas la mémoire. Plus la peau est jeune, meilleure sera sa rétraction. Par ailleurs, une silhouette améliorée permettra au mieux un bon développement psychologique et évitera l’apparition de complexes.

Que va devenir l’excédent de la peau après lipoaspiration ? : « Ne suis-je pas trop âgée pour avoir un bon résultat ? »

Comme nous l’avons vu ci-dessus, il y a toujours et heureusement un certain degré de rétraction cutanée après lipoaspiration ; cette rétraction est favorisée par le port d'une gaine de contention après l’intervention.
Plus la peau est jeune et élastique, mieux elle se rétractera. Le degré de rétraction de la peau dépend aussi de l’importance de l’apparition du tissu fibreux cicatriciel rétractile qui va s’installer dans la zone traitée ; cette fibrose est indépendante de l’âge et varie d’un patient à l’autre. Le chirurgien la provoque au mieux en réalisant en complément une lipoaspiration «superficielle» en passant régulièrement sur toute la zone la canule de lipoaspiration au ras du derme.
Avec le temps qui passe et le vieillissement, il ne faut pas laisser la graisse alourdir la peau car le revêtement cutané étant de moins en moins tonique, il va se laisser déformer : la peau « tient de moins en moins bien sa graisse » et les bourrelets et « tabliers » s’installent. Même si on a un certain âge, il vaut mieux faire une lipoaspiration.

Si la rétraction retend suffisamment la peau et que l’on est satisfait, on en restera là. Sinon, il faudra, dans certaines localisation où on peut facilement cacher la cicatrice, faire un lifting cutané, c´est-à-dire retirer l’excédent de peau (lifting du ventre, lifting des cuisses internes, lifting des bras, lifting du cou…).
Dans le cas où l’excédent de peau parait d’emblée trop important, un lifting cutané pourra d’ailleurs être proposé dans la même séance.
La peau se rétracte souvent très bien après lipoaspiration au niveau des cuisses internes et également des fesses mais aussi au niveau du ventre, évitant souvent la plastie abdominale.
Lorsque l’on traite une culotte de cheval, il est très important de bien apprécier ce qui revient à l’excédent de graisse (qu’on pourra aspirer) et à l’excédent de peau souvent provoqué par la chute de la fesse (hypotonie fessière) : dans tous les cas de culotte de cheval, on pratique une lipoaspiration superficielle de toute la fesse et de la cuisse postérieure pour favoriser la rétraction cutanée et la remontée de la fesse.
La musculation fessière avant et après l’intervention est toujours indiquée (activité physique spécifique, stimulation électrique…).
Il est à préciser que, pour apprécier la surcharge graisseuse réelle d’un tissu, il ne faut pas le saisir en masse à pleine main : on aura toujours l’impression que c’est très épais car on saisit une grande surface de peau, d’autant plus grande qu’elle est excédentaire. Il faut en fait pincer entre deux doigts l’épaisseur réelle de graisse (bourrelets du ventre, des hanches…).

Les cicatrices sont-elles visibles ?

Elles sont courtes (2 à 3 mm) et dissimulées au mieux dans les plis. Il faudra, durant la première année, les protéger du soleil (crème écran total) pour éviter leur pigmentation.

Y a-t-il des complications ?

Elles sont très rares mais doivent être au mieux prévenues ; nous retiendrons avant tout :

- l’infection
En opérant dans un établissement spécialisé en chirurgie esthétique où il n’y a donc pas d’activité chirurgicale infectante comme la chirurgie gynécologique, digestive, urinaire… les risques sont diminués au mieux. En fait, ce que l’on peut craindre, ce sont les propres microbes de votre peau, d’où l’intérêt de pratiquer avant l’intervention un gommage du corps et des douches bétadinées.

- la phlébite
C’est l’apparition d’un caillot sanguin, le plus souvent dans une veine profonde d’un mollet, consécutivement à une immobilisation avec pressions localisées sur les mollets (table d’opération, voyage en avion, alitement prolongé…) ; le panty élastique post – opératoire trop serré au dessous du genou peut aussi être un facteur favorisant : la phlébite peut être suivie d’un déplacement du caillot vers le poumon (embolie pulmonaire) ce qui est grave.
Ces phlébites sont heureusement rares. On doit les prévenir au mieux en choisissant un panty bien adapté, complété par des bas de contention anti-thrombose à conserver pendant une semaine environ et en faisant un examen systématique des veines par échodoppler (examen totalement indolore) au 4ème jour post-opératoire.
Un traitement anti-coagulant est pratiqué en cas de phlébite.

- le saignement et les hématomes
On diminuera au mieux leur importance en limitant le nombre de zones traitées dans la même séance et les quantités de graisses retirées.
Des lipoaspirations trop importantes pourraient entraîner des hématomes diffus étendus avec baisse de la tension artérielle et anémie.

« Dois-je maigrir avant la lipoaspiration ? »

Si votre prise de poids est occasionnelle, « accidentelle » : OUI ;
Par contre, si vous avez essayé en vain de maigrir, il ne faut pas vouloir de force vous faire maigrir avant la lipoaspiration ; il vaut mieux subir la lipoaspiration telle que vous êtes, enlever l’excédent réel, et ainsi motivée, vous arrivez plus facilement à maigrir après l’intervention, le résultat n’en sera que meilleur.

Si on vous obligeait à maigrir à tout prix avant la lipoaspiration, la nature reprenant ses droits, vous regrossissiez après, le résultat serait altéré.

« Mon poids varie beaucoup d’un jour à l’autre » :

« Je prends des kilos alors que je ne mange rien… »
Dans ce cas, il s’agit de phénomènes de « rétention d’eau » et de stase lymphatique.
- vérifier avec votre gynécologue votre bilan hormonal,
- éviter la restriction hydrique (il faut boire au contraire) et les diuritiques (qui entraînent des déséquilibres),
- faites des drainages lymphatiques, des massages avec des crèmes désinfiltrantes,
- ayez une activité physique.

Il s’agit de phénomènes « constitutionnels » que l’on ne peut définitivement éradiquer… et « il faut faire avec… ».

« La cellulite est-elle traitée par la lipoaspiration ? »

Ce que l’on appelle communément «cellulite » est avant tout un problème d’aspect cutané : elle intéresse la graisse toute superficielle située juste sous le derme.

1°) la cellulite inflammatoire :

Elle peut présenter tous les degrés d´importance :
La peau a un aspect plus ou moins irrégulier, type «peau d’orange» ou capiton avec parfois des fossettes ou de véritables «trous» ; cette cellulite est parfois dure, inflammatoire, douloureuse, en stase lymphatique ; la peau a parfois un aspect violacé.
Elle est due à de multiples facteurs :
- trouble de la micro-circulation avec mauvaise oxygénation tissulaire,
- stase lymphatique avec rétention d´eau,
- surcharge pondérale.

Il faut restaurer l’équilibre énergétique, normaliser le poids si nécessaire, faire des massages avec des crèmes drainantes (type Percutafeine ou autres ..), drainages lymphatiques, endermologie, mésothérapie, prendre des médicaments améliorant la micro-circulation et le retour veineux, faire du sport.
Malheureusement, il s’agit souvent d’un état chronique, constitutionnel qui ne peut-être définitivement traité, mais seulement amélioré sous traitements constants. La lipoaspiration en détendant la zone peut améliorer le phénomène mais reste peu efficace sur les irrégularités de surface. La lipolyse chimique peut être intéressante mais les produits utilisés n´ont pas encore fait la preuve de leur totale inocuité.

2°) L’aspect de « vagues cutanées »
Le plus souvent situé au niveau de la culotte de cheval, de la face anterieure des cuisses…
Elle est due à une détente cutanée par vieillissement ou par variations de poids successives, souvent accompagnée d’une surcharge pondérale, d’un manque de tonus musculaire et d’une petite stase lymphatique. S’il existe une surcharge graisseuse localisée associée, la lipoaspiration pourra être efficace sur le volume, mais n’aura que peu d’effet sur l’aspect cutané : musculation, massages, drainages sont indiqués.

« J’ai des fesses plates, un creux sur le côté du bassin : peut-on rajouter la graisse que l’on enlève ? »

Oui, il s’agit d’une véritable auto-greffe de vos tissus graisseux (lipostructure ®, lipofilling, technique de Coleman, lipoplastie, transfert adipeux).
On ne peut jamais promettre « que ça va marcher », mais on a souvent de bons résultats durables au long cours.
La technique consiste à prélever votre graisse par lipoaspiration fine sans la traumatiser, à la purifier par centrifugation et à la déposer minutieusement. C’est un «transfert graisseux».

Il faut être prudent dans les suites pendant le 1er mois afin de ne pas traumatiser le tissu greffé ce qui serait préjudiciable à la «prise» de la greffe.


Les étapes avant l'intervention d'une liposuccion

- Consulter un spécialiste de la lipoaspiration
- Respecter un délai de réflexion
- Ne pas prendre d’aspirine ni d’anti-inflammatoires dans le mois qui précède
- Faire les examens demandés : électrocardiogramme (selon l´âge), bilan sanguin, examen doppler des veines des mollets…)
- En cas de stase lymphatique chronique : drainages lymphatiques (15 jours à 3 semaines avant l’intervention, à raison de 2 à 3 drainages par semaine)
- Voir l’anesthésiste au moins 48 heures avant l’intervention (dernier délai légal)
- Acheter à la clinique une gaine de contention dont le modèle est choisi par les assistantes en fonction de votre taille et des zones qui vont être traitées et qui va être mis en place dès l’intervention terminée
- Douches à la Bétadine moussante la veille et le matin, cheveux compris en laissant agir 3 minutes le produit avant de le rincer; troisième douche en arrivant à la clinique.
- Faire un gommage complet du corps par une esthéticienne 3 jours avant (ce qui supprime les squames cutanés et les microbes qu’ils renferment)
- Arriver le matin à la clinique à jeun depuis minuit (ni boire, ni manger, ni fumer).


Les suites opératoires d'une liposuccion

Quelques inconvénients modérés :

Ne pas prévoir de voyage ni de « sorties » importantes avant 10 à 15 jours environ.

Les douleurs : à type de courbatures, pendant 3 à 8 jours, antalgiques si nécessaire.
Les ecchymoses : parfois absentes, d’importance variable, ont tendance à « descendre » sous l’effet de la pesanteur ; elles durent 15 jours à 3 semaines. Il faut prendre Arnica, Hémoclar crème…etc.
Les oedèmes : constants (des sérosités remplissent les tunnels créés et remplacent momentanément la graisse) ils apparaissent dès la fin de l’intervention ou le lendemain, et commencent à diminuer à partir du 10ème jour. Après une bonne amélioration, leur atténuation est plus lente et leur résorption finale peut durer plusieurs mois (parfois plus d´un an).
Ils sont améliorés par l’Extranase, la contention élastique +++, les drainages lymphatiques post-opératoires.

Le port de la gaine élastique de contention

Son rôle est capital :
Le port de la gaine élastique, en effectuant une compression, limite les oedèmes, les hématomes et ecchymoses. Elle aide la peau à se rétracter et accélère le dégonflement.
Durée : 3 semaines nuits et jours environ puis encore 3 semaines que le jour (c´est-à-dire qu’on l’enlève pour dormir).

Cette gaine doit être parfaitement adaptée à votre corpulence, aux zones traitées, à l’œdème post-opératoire prévisible et sera au mieux choisie par les assistantes de la clinique qui vous la délivreront. Une précaution : elle ne doit pas « faire garrot » au dessous du genou, au risque de favoriser l´apparition d´une phlébite ; le port de bas anti-thrombose contenant les mollets est fortement conseillé pendant les premiers jours post-opératoires.

Les soins post opératoires

- A réaliser par votre esthéticienne ou votre kinésithérapeute et à compléter par vous-même entre les séances en utilisant des crèmes désinfiltrantes (contenant des facteurs de diffusion).

a) Les drainages lymphatiques

Au mieux par la méthode Vauder avec pompages ganglionnaires et pressions successives des tissus favorisant l’écoulement de la lymphe :
- à commencer dès que possible
- rythme : en fonction de l’œdème, 2 à 3 séances par semaine
- durée : au mieux, tant que l’œdème persiste…

b) Les lissages cutanées

Leur but est de rendre uniforme et homogène la rétraction des tissus graisseux et de la peau.
- ils sont manuels, par lissage à plat, dès que la sensibilité cutanée le permet ; en général vers le 10ème jour. A partir du 20ème jour et dès que la souplesse des tissus le permet, utiliser le palpé-roulé en complément.
- Un palpé-roulé mécanique (type cellu M6) peut-être utilisé prudemment à partir du 20ème jour.

Une rétraction non uniforme des tissus peut-être la cause de stase lymphatique localisée et d’irrégularités de surface.

Après l'intervention d'une lipoaspiration

« Dois-je m’arrêter de travailler ? »

La durée de l’arrêt de travail dépend du type d’activité professionnelle et de l’importance de la lipoaspiration : prévoir en moyenne 1 à 4 jours.

« Quand verrai-je un résultat ? »

Les zones traitées commencent à dégonfler entre le 10ème et le 15ème jour.
Le dégonflement est rapide au début, plus lent ensuite.
Pour être « bien » pour la plage : avoir 2 mois devant soi mais parfois le dégonflement peut se poursuivre sur une année…

« Mon poids va-t-il beaucoup diminuer ? »

Au départ, la graisse retirée va être remplacée par des sérosités (oedèmes), la densité de celles-ci étant supérieure à celle de la graisse, votre poids peut augmenter les premiers jours. Par la suite, si vos apports caloriques sont équilibrés (entrées=sorties), votre poids va un peu diminuer.
Bien que le résultat sur le volume des zones traitées soit majeur (c’est un amaigrissement localisé), il ne faut pas s’attendre à de fortes diminutions de poids sur la bascule, car la graisse a une densité largement inférieure à celle de l’eau (elle est « légère ») ; pour avoir le même résultat sur le volume des zones traitées par un amaigrissement général, il aurait là fallu une très forte perte de poids. A terme, avec un bilan énergétique équilibré, la perte pondérale est égale au poids du volume de graisse enlevé (1 litre de graisse pèse environ 600 gr).

« Quand puis-je reprendre le sport ? »

Un travail musculaire avec peu d’amplitude de mouvement est indiqué d’emblée (petits abdominaux, contractions des fesses, des mollets…).
Pour une activité sportive plus importante (tennis, footing, aérobic…) attendre 2 mois (le port à nouveau du panty lors de ces activités sportives est conseillé au début).

« Dois-je faire un régime ? Avoir une activité physique ? Puis-je regrossir ? »

Il faut que votre bilan énergétique soit équilibré (entrées=sorties). Si c’est le cas, vos résultats vont rester stables.
Si, par contre, vous absorbez plus de calories que vous n’en dépensez, votre poids va augmenter, vous allez grossir uniformément, globalement, mais les zones préalablement lipoaspirées vont rester relativement stables et moins grossir que les autres.

« Des retouches peuvent-elles être nécessaires ? »

Oui, rarement. La « matière vivante » a sa propre réactivité et bien que l’on aspire de façon tout à fait régulière et lisse avec des canules très fines, on peut toujours avoir un léger gonflement par stase lymphatique ou un léger creux par rétraction cicatricielle. Il faut cependant savoir attendre car tout rentre le plus souvent dans l’ordre après les séances de lissage et remodelage cutané. Quand on décide de faire « une retouche » c’est toujours après le 8ème mois post opératoire.

« Combien de temps faut-il attendre après un accouchement pour faire une lipoaspiration ? »

6 à 8 mois environ pour que l’organisme ait le temps d’essayer déjà par lui-même de se rééquilibrer.

« Si je suis enceinte après une lipoaspiration, vais-je en perdre tout le bénéfice ? »

Non, car on aura réduit le capital graisseux et si votre nutrition est équilibrée, les zones traitées grossiront moins.

Les différentes lipolyses (ou lipodissolution) avec pour objectif une destruction de la graisse par différents procédés physico-chimiques

La lipolyse par ultrasons

L’usage des ultrasons pour faire éclater les cellules graisseuses nécessite au préalable une très importante injection de sérum physiologique qu’il faut ensuite ré aspirer avec les débris graisseux.
Cette technique s’est révélée inférieure dans ses suites et ses résultats à la lipoaspiration conventionnelle :
Plus de douleurs, d’inflammation et de gonflements dans les suites ; parfois brûlures et nécroses cutanées et enfin irrégularités de surface.

Le docteur Christian Marinetti ne pratique plus cette technique.

La lipolyse par laser

C’est le faisceau laser qui détruit les cellules graisseuses.
Là encore, cette technique n’offre aucun bénéfice supplémentaire par rapport à la technique conventionnelle ; ses suites sont plus compliquées et les résultats moins bons.

La lipolyse hypo-osmolaire ou lipodissolution

La lipolyse hypo-osmolaire consiste à injecter dans les tissus graisseux de grandes quantités de solutés hypotoniques, c´est-à-dire dont la concentration en chlorure de sodium est largement inférieure à celle du corps humain. L’eau ainsi injectée gonfle les cellules et les fait éclater, mais sans précision ni discernement si bien qu’on a souvent rapporté des nécroses cutanées secondaires avec plaies à vif sur les zones traitées et peu de résultat sur les volumes graisseux.

Par ailleurs, il apparaît très dangereux de laisser en place la graisse ainsi détruite car elle se répand par voie sanguine et peut se déposer dans les vaisseaux, le foie, le cerveau : il faut donc réaliser une lipoaspiration obligatoirement, geste chirurgical, réservé pour des raisons de sécurité, aux chirurgiens plasticiens en cliniques agréées (décret du 11 juillet 2005 et circulaire du 23 décembre 2005). 

Certains médecins non qualifiés proposent d’effectuer cette lipolyse hypo-osmolaire en cabinet alors que la loi leur interdit toute lipoaspiration complémentaire. Il faut refuser et dénoncer cet acte en cabinet, inefficace et dangereux.

Cette technique vient d´ailleurs d´être officiellement interdite.

La lipolyse chimique

Par injection de lécithines de soja (phosphatidylcholine = PPC)  qui ont des vertus lipolytiques, c´est-à-dire de destruction du tissus graisseux.
Les injections peuvent être intéressantes pour améliorer un petit capiton cellulitique.
Seul problème, ces lécithines n’ont pas d’AMM (autorisation de mise sur le marché) et pourraient avoir une toxicité nerveuse et oculaire.

La plus grande prudence est donc nécessaire. Cette technique vient aussi d´être interdite.

La lipolyse par ultra sons externes

Séances très longues et sans efficacité réelle.
Sans intérêt.

La lipolyse par chauffage graisseux profond

Les appareils proposés sont à radiofréquence.
L’efficacité n’est pas évidente.

Par contre, les effets néfastes de la radiofréquence sur les viscères sont hautement possibles et ces ondes traversent la totalité du corps !

La Cryolipolyse : intéressante pour une réduction de graisse localisée et modérée

La cryolipolyse est extrêmement intéressante pour diminuer le volume d´excédents adipeux modérés localisés : elle se fait zone par zone, le bourrelet à traiter est aspiré par une ventouse et est refroidi à -4 °C pendant 40 min environ.

Aucune anesthésie n´est nécessaire, la réduction de volume se fait progressivement dans les semaines qui suivent par destruction progressive de la graisse engendrée par le froid.

Mais si l´excédent adipeux est important et étendu il est plus rapide, moins coûteux et plus efficace de faire une véritable lipoaspiration.

 

 

Conclusions du Dr Marinetti sur la liposuccion et autre techniques pour diminuer le volume de graisse

La lipoaspiration conventionnelle ou liposuccion réalisée avec des micro-canules vibrantes, en cliniques agrées par des chirurgiens qualifiés en Chirurgie Plastique, Réparatrice et Esthétique reste la méthode reine pour la réduction du volume graisseux.

A part la Cryolipolyse, il faut se méfier de toutes les autres « nouvelles techniques » qui apparaissent sur le marché et disparaissent aussitôt laissant des illusions et complications graves derrière elles.


Il est vrai que de nombreux « marchands de matériel et de produits divers » sont prêts à toutes les opérations de marketing les plus coûteuses (journaux, télévision.…) pour essayer de vendre, sans être inquiétés, des machines et des produits peu efficaces voire dangereux  en tentant de les imposer aux praticiens via la demande des patients abusés par le «  vu à la Télé »… et que certains journalistes sont toujours prêts à annoncer « un scoop technique » même s’il s’avère ensuite complètement erroné…

Ne pas s’y laisser prendre !

Depuis 2005, la loi interdit aux médecins non qualifiés en Chirurgie Plastique Réparatrice et Esthétique de pratiquer des lipoaspirations.
De ce fait, certains tentent de se tourner vers des méthodes « d’injections » peu efficaces et dangereuses…Ce qui explique la vague marketing actuelle sur ces procédés.