Dr. Christian Marinetti Chirurgie et médecine esthétique à Marseille
04 91 81 90 88
Cabinet de chirurgie esthétique
163 rue Paradis - 13 006 Marseille

Revue de presse

Marseille : elles veulent le corps de Kim Kardashian

Marie Claire, publié le 07/09/2016
Par Coralie Bonnefoy. Photos France Keyser.

Dans les salons de coiffure (ici sur le boulevard National), on parle beaucoup de chirurgie esthétique.
Le cas Kim Kardashian y est souvent évoqué.

Dans les quartiers nord, la chirurgie esthétique connaît un succès sans précédent.
Notamment auprès des femmes d’origine maghrébine pour qui injections et implants mammaires sont devenus la norme, malgré des revenus modestes.
Sur fond de téléréalité et de revanche sociale.

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« Ce n’est pas légal, mais je le voulais absolument. »
Myriam a la beauté et l’entêtement de ses 16 ans. Il y a deux semaines, un chirurgien pratiquait trois injections dans sa lèvre inférieure.
Sur la dose d’acide hyaluronique, facturée 350 €, seule la moitié a été utilisée : « Le reste, je pourrai l’ajouter plus tard », anticipe la fille.
Aux murs de sa chambre, un ticket de concert du groupe One Direction, des photos de Cara Delevingne et de Justin Bieber voisinent avec des selfies de copains.
Myriam se love sur son lit, Queen, son petit chien blanc, à son côté. Elle ourle ses lèvres d’un rouge nude et mat siglé Kylie Jenner, la benjamine de la tribu Kardashian.
Sa source d’inspiration : « Kylie a un style que j’aime… Elle est facile à utiliser comme modèle », assure Myriam.

Dans la maison familiale du 13e arrondissement, micro-bout de campagne enserré de petits immeubles fatigués, la lycéenne marseillaise aux racines marocaines s’essaie au blogging mode, beauté, people, passe pas mal de temps sur Instagram et regarde la chaîne E ! en continu.
« Les émissions américaines ou britanniques sont moins débiles que les françaises », garantit Myriam, fan de L’incroyable famille Kardashian et de Geordie Shore.
« Les Kardashian, je les trouve un peu connes, mais elles sont vraiment jolies… »
Prochaine étape : à sa majorité, se faire remodeler les fesses. Une pose d’implants qu’elle promet raisonnables. « Pas comme Nicki Minaj, quoi », rigole-t-elle.

Les quartiers nord de Marseille : quatre arrondissements (13e, 14e, 15e et 16e) qui concentrent près d’un tiers de la population de la ville.
Quelque 250 000 personnes réparties au gré de noyaux villageois modestes et de grands ensembles.
Des cités toujours vues à travers le prisme de leur misère sociale, des réseaux de drogue, des meurtres à la « kalach » et de la radicalisation religieuse…

Ici, les femmes sont de plus en plus nombreuses à avoir recours à des actes de médecine et de chirurgie esthétiques.
Une balade dans le centre commercial du coin, où Malika donne rendez-vous, suffit pour s’en convaincre.
Cheveux relevés en queue de cheval, cette femme au foyer, mère de cinq enfants, est venue en voisine de la cité La Viste (15e). Bien dans ses baskets, elle arbore une poitrine de jeune femme sous son col roulé moulant, un ventre plat (liposucé) et des sillons nasogéniens comblés.

D’emblée, elle fracasse les idées toutes faites : « Je → m’assume en tant que femme, marseillaise, arabe, musulmane… avec les seins refaits. »
L’islam, la brune piquante le tempère : « En Algérie, je me voile. C’est normal, c’est une question de respect. Mais si je vais au mariage de ma soeur, je mets une robe sexy. Je me sens très à l’aise avec tout ça, en accord avec ma foi. »

Le cliché des femmes qui pleurent leurs hommes tombés dans des règlements de compte, Nadia, la soeur de Malika, l’évacue tout aussi rapidement. « Bien sûr que ça existe. Mais il n’y a pas que ça. Nous, on n’est pas soumises, on travaille et on se fait plaisir, aussi », lâche, un rien agacée, cette belle femme de 35 ans qui gère l’institut de beauté Glamour, sur le boulevard National (3e).

Ici, le bonheur prend la forme d’un triptyque marseillais revendiqué : implants mammaires, injections labiales et maquillage tatoué.
Bouche carmin, cheveux charbon, Nadia reconnaît avoir réduit ses seins, bénéficié d’implants, pour 5 075 € dans une clinique du centre-ville, et fait repulper ses lèvres. Ses sourcils noirs arqués, permanents, lui donnent un côté Kim Kardashian.

Dans l’institut, la tchatche locale vire à la bataille rangée sur le cas Kim. Gania, la coiffeuse voilée, lève les yeux au ciel et peste qu’ « elle est toute refaite ! »

En 2016, les secteurs populaires pèsent pour plus de 30 % dans la patientèle de la Clinique Phénicia
Dans le hall de la Clinique Phénicia, dans le 5e, une plaque détaille les spécialités offertes par cet établissement posé en plein centre, à quarante minutes de la cité la plus proche.
Vouée à la chirurgie et à la médecine esthétique, avec sa vingtaine de chambres, elle ciblait, à sa création, en 2001, une clientèle bourgeoise.

« Il y a dix ans, nous n’avions pas de patients venus des quartiers nord.
La chirurgie plastique a été très relayée par les médias, la télé et Internet, et on a vu arriver des Maghrébines, des femmes voilées ou non », note le docteur Christian Marinetti, cofondateur de l’établissement.

Pour draguer ces patients potentiels, la téléréalité fait office d’outil marketing en or massif.
Veste blanche sur jean troué, main de Fatma au cou, Kayna, 26 ans, déboule du 15e arrondissement pour recevoir des injections dans les lèvres.
Elle dégaine son smartphone, le glisse sous le nez du praticien. « Je veux que ça soit pulpeux, comme elle : c’est Milla Jasmine, des Princes de l’amour. »
Et lorsqu’Adixia (des émissions de téléréalité Les Ch’tis, Les Marseillais…) subit une rhinoplastie, elle pose au côté de son chirurgien et fait tourner le cliché sur les réseaux sociaux.
« Désormais l’acte n’est plus tabou, savoure le porte-parole de l’établissement.
Avec une parution de cet ordre, j’ai dix appels par jour de jeunes femmes qui vivent dans les cités. »

La révolution a d’abord eu un (pré)nom : Nabilla, en 2013.
« D’un coup elles se sont toutes mises à faire extensions, faux ongles, maquillage permanent », se souvient Nora Preziosi, conseillère régionale (Les Républicains), adjointe au maire de Marseille et ancienne habitante de la cité FontVert (14e).

« La téléréalité est basée sur des caricatures de féminité et de masculinité.  La pub, la mode, les clips, la pornographie ont aussi leur impact. Un certain nombre d’individus prend les injonctions de ces normes au premier degré », analyse Sophie Jehel, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8.

Sonia, fonctionnaire de 33 ans, s’excuse ; elle a les yeux « tout bouffis », après une séance d’eye-liner permanent.
Originaire des Flamants, dans le 14e, elle rajuste son T-shirt rose sur sa belle poitrine arrondie. Il y a huit mois, elle est passée d’un bonnet « moins que A » à un D bien garni.
« Moi je ne suis pas dans l’ostentation. Je n’ouvre pas ma chemise jusqu’au nombril pour montrer que j’ai des seins à 4 000 €, jure la jeune femme.

Dans les quartiers, c’est beaucoup ça. La chirurgie ça veut dire : “Regardez-moi, je l’ai fait, j’ai de l’argent !” »

Sénatrice et maire (socialiste) des 15e et 16e arrondissements, Samia Ghali confirme la puissance du phénomène dans des quartiers pourtant lourdement englués dans la crise.
« Ces secteurs connaissent une vraie misère. La population, souvent, ne part pas en vacances, n’est pas propriétaire.
Pour la chirurgie, les femmes économisent, trouvent le budget. »

Sonia, pour ses nouveaux seins, a souscrit un emprunt.
D’autres franchissent la Méditerranée afin de se faire opérer en Tunisie, au Maroc, où les tarifs sont plus abordables.

Dans une clinique des beaux quartiers, on voit aussi débarquer une nouvelle clientèle. Celle qui, issue du nord de la ville, règle en liquide. « Ça, les chirurgiens, ils aiment bien », s’amuse une femme qui entretient son corps à coups de bistouri. « La liasse de 5 000 €, tu crois qu’il va la déclarer, le chirurgien ? interroge-t-elle.
Avant, ils ne faisaient pas trop confiance aux Arabes… Maintenant, ils nous déroulent le tapis rouge !
Les femmes des réseaux, elles se font toute la panoplie, et elles paient cash. »

Entre adeptes du système D, on se refile aussi les bons plans.
Il y a, par exemple, la « copine qui pique ». Dans l’anonymat d’un pavillon de la périphérie marseillaise, on reçoit, dans la plus pure illégalité, des injections de Botox, d’acide hyaluronique… Nul besoin de plaque dorée à la porte, le bouche à oreille suffit.
Le prix, également. A partir de 100 € la piqûre. Trois fois moins qu’en clinique.

Blonde au sourire ravageur, Leila a un faux air de Kim Wilde.
A 52 ans, elle confesse des injections au Restylane de temps en temps, pratiquées par sa « copine qui pique ». Elle cumule aussi réduction de l’estomac, augmentation mammaire, liftings du ventre et chirurgie des paupières.
Elle vient de faire remplacer ses prothèses. Elle a testé, sans succès, le fil d’or qui tire la peau.
« En dix ans, j’ai dû dépenser entre 10 000 et 15 000 €. Tout mon fric y passe », convient cette employée municipale.
Avant de rentrer dans son HLM, à Saint-André (16e), Leila réfléchit : « Bien sûr qu’il y a de la revanche sociale là-dedans. Je ne supporte pas d’être ignorée. Ça vient de l’enfance, du rapport à mon père. Au fond, je ne me suis jamais aimée. »

La chirurgie, vecteur d’épanouissement ? « Pourquoi pas ? » rétorque-t-elle.

Dans l’institut Glamour, Nadia prolonge : « Qu’est-ce qu’elles croient, les bourgeoises ? Que ce n’est pas pour nous ? On va économiser sur une année entière, et puis on va s’offrir un truc qu’on aime, un bijou, un sac. Pour la chirurgie, c’est pareil. »

Une consommation comme une autre, en somme.
Pour faire de son corps un outil d’ascension sociale.
La logique renvoie aux plages brésiliennes, et aux Cariocas loin d’être riches mais aux courbes parfaites.

« L’analogie avec le Brésil fonctionne », admet le docteur Richard Abs.
Ce Marseillais présidera l’an prochain la Société française des chirurgiens esthétiques plasticiens et organisera le congrès national de la profession dans sa ville.
Marseille, ce nouveau Rio.

Chirurgie esthétique : une spécificité marseillaise

La Provence 21 Mai 2014

Le Docteur Bernard Dupont est le directeur de la clinique Phénicia, établissement spécialisé en chirurgie esthétique, qui a vu le jour en 2001 rue Locarno (5e). Face à une affluence "très importante", il a engagé d'importants travaux pour doubler la superficie de sa clinique, qui s'étend aujourd'hui sur 3 000 m².

Pour ce praticien expérimenté, il existe bien une "spécifié marseillaise, ou plus généralement, sudiste". "Ici, le corps prend une plus grande importance. Dans le Nord, les gens sont plus soucieux de la partie 'visage', alors qu'ici, on nous demandera plus des implants mammaires, ou une lipoaspiration. De nombreuses femmes font ça par coquetterie, voire par caprice. Avec la météo, la saison estivale, elles s'exposent forcément plus qu'à Lille ou Strasbourg ! La dysmorphophobie, ou crainte obsédante d'être laid, est plus présente. On est dans la recherche du petit plus esthétique qui fait la différence", détaille le Dr Dupont. Parmi ses patients, près de 20 % sont des hommes. Souvent exposés au public, comme des commerciaux, des cadres fringants, désireux de le rester le plus longtemps possible.

"Ca va jusqu'à la soixantaine. Pour la plupart, il s'agit de lifting du visage", précise le directeur de la clinique Phénicia.

Les implants mammaires sont-ils dangereux ?

RMC 19 Mai 2014

15h30 émission de Brigitte LAHAYE

France 3 La Voix est libre

13 Avril 2013

PIP : avant le procès de mercredi, suivez le débat dans "La Voix est Libre" sur France3 Provence-Alpes

Dès 11h30 aujourd'hui, Thierry Bezer et ses invités débattent sur le scandale sanitaire des prothèses mammaires PIP (Poly Implant Prothèse), une société qui était installée à la Seyne-sur-Mer. Cinq de ses dirigeants comparaissent mercredi prochain.

C'est un procès exceptionnel qui s'ouvre mercredi à Marseille dans un hall spécialement aménagé au Parc Chanot. Jean-Claude Mas le fondateur de la société PIP et quatre cadres de l'entreprise seront jugés pour tromperie aggravée et escroquerie. Pour en débattre Thierry Bezer reçoit :
-Maître Christine Rivaz, avocate de porteuses de prothèses PIP.
-Maître Christophe Bass, avocat de Claude Bouty, ex-directeur général de la société.
-Muriel Ajello, présidente du Mouvement de Défense des Femmes Porteuses d'Implants et prothèses PIP.
-Christian Marinetti, chirurgien plastique.

Dans ce procès, 5127 femmes ont déposé plainte.

4ème COLLOQUE MEDIAS ET SANTE : Médecins ou médias, qui croire?

14 Décembre 2012 Université d´Aix Marseille

Docteur Christian MARINETTI Plasticien, éclairage sur l´affaire PIP

revue de presse complète ici

Colloque Médias & Santé : La transparence doit s´imposer

La Provence 14 décembre 2012

Le colloque Médias & Santé se poursuit à la Timone avec la seconde table ronde qui a pour thème "Les professionnels de santé entretiennent-ils un rapport de force ou des relations de confiance ?"

Alexandre Joux (directeur de l'Ecole de Journalisme et de Communication d'Aix-Marseille) anime ce débat qui réunit des journalistes et des professionnels de santé : Christine Courcol (AFP), Jacqueline De Grandmaison (Reporters sans Frontières), Damien Mascret (Sexologue et journaliste Le Figaro), Christian Marinetti (plasticien) et Dominique Maraninchi (directeur général de l'ANSM). La discussion s'est rapidement orientée autour du doute concernant la fiabilité des sources en matière de santé.

Dans la jungle de l´esthétique : comment déjouer les pièges de l´esthétique et ne pas prendre de risque?

Le Point Août 2012

Il aura suffi au docteur Christian Marinetti de voir Jean-Claude Mas, patron de la société PIP, pour cesser immédiatement de poser ses prothèses mammaires frelatées.

Avec son air pas très net, Mas détonnait dans cet univers du paraître qu'est la clinique de chirurgie esthétique Phénicia à Marseille.
Objet de ce premier entretien, plusieurs ruptures de prothèses mammaires subies par des patientes de la clinique opérées quelques années plus tôt."

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Christian Marinetti. Sein d´esprit (Portrait du Docteur Christian MARINETTI)

Libération Juin 2012

Ce chirurgien esthétique marseillais est l'inattendu lanceur d'alerte dans l'affaire des prothèses mammaires PIP.
Il raconte son histoire comme si elle était banale : «J'ai commencé à poser des prothèses PIP en 2001.»
Et il avoue : «Elles n'étaient pas mal, car elles prenaient bien la forme du sein.
La première rupture, je l'ai constatée en octobre 2007.» Bizarre ? «Pas tout à fait.»

Car Marinetti se révèle être le premier à le faire. Et le restera pendant longtemps.
«Pour moi, c'est un réflexe minimum, un réflexe de citoyen.» Christian Marinetti est ainsi.

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Prothèses PIP : Le chirurgien à l´origine de l´affaire s´exprime

France soir janvier 2012, Dossier Prothèses mammaires
Le Dr Marinetti est le premier à avoir alerté les autorités de la dangerosité des prothèses PIP.
Il raconte comment il en est arrivé à douter de ce fabricant français, bien sous tous rapports.

Le Dr Marinetti, directeur de la clinique marseillaise de chirurgie esthétique Phénicia avait prévenu dès 2008 les autorités sanitaires d'un problème grave existant avec les prothèses PIP.

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L´AFSSAPS avertie en 2008

LA PROVENCE 7 Janvier 2012

Dangerosité des prothèses PIP: l´Afssaps alertée dès 2008

LE FIGARO 5 Janvier 2012

"Un chirurgien marseillais a prévenu l'Agence du médicament sur les risques anormaux de rupture des prothèses PIP il y a trois ans, en vain.

Christian Marinetti, patron de la clinique Phénicia où exercent quinze chirurgiens, avait, dit-il, prévenu par mail dès février 2008. «J'ai eu une première rupture précoce de PIP fin 2007. J'ai immédiatement prévenu l'Afssaps. J'en ai eu une deuxième en février 2008 et un confrère m'a raconté qu'il avait constaté le même phénomène», indique le chirurgien."


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Où se faire opérer ?

Le Point Juillet 2007

Quoique en voie d´assainissement, le milieu de la chirurgie plastique s´apparente encore davantage à une jungle qu´à une discipline bien réglementée.
Actuellement il n´y a pratiquement aucune norme, n´importe quel médecin peut faire de la chirurgie esthétique n´importe où n´importe comment" regrette le Docteur Christian MARINETTI un spécialiste marseillais.
Un véritable capharnaum dans lequel il est bien difficile de se retrouver.

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