On me pose souvent la question de savoir ce que je pense de la nouvelle technique de lipoaspiration dite VASER.
C’est un vaste retour en arrière, car déjà dans les années 2000, on utilisait la technologie ultrasonique pour réaliser une lipoaspiration. On l’avait ensuite abandonnée en raison de la lourdeur des suites, des œdèmes, des rougeurs, des risques de brûlures, etc.
Les progrès et les bonnes indications du VASER
- La lipodystrophie des membres inférieurs : Ce sont ces grosses jambes en poteau. La graisse est très fibreuse, quasi impossible à aspirer par une lipoaspiration conventionnelle, et là, le VASER apporte incontestablement des progrès importants.
- La définition musculaire : Pour les autres indications, et notamment c’est une question à la mode pour les patients qui veulent avoir la peau du ventre collée sur les muscles, le VASER est indiqué aussi. Il permet vraiment d’aller aspirer dans l’épaisseur de la peau, ce que nous faisons déjà avec la micro-liposuccion conventionnelle.
Les limites : l'importance de préserver la graisse
Ceci étant, on peut se poser la question de savoir si c’est une bonne chose d’enlever toute la graisse cutanée et de la coller sur les muscles. La peau a quand même besoin de graisse.
L'alternative : La lipoaspiration conventionnelle (PAL)
Dans les autres indications, je pense que la lipoaspiration conventionnelle, la PAL (de l’anglais Power Assisted Liposuction) est bien plus intéressante, car elle permet de conserver une partie des volumes, des courbes et la volupté du corps.
La sensualité relève des courbes plutôt que de la vue du relief musculaire à travers la peau.
« Il ne faut pas toujours céder aux impulsions marketing, mais il faut savoir moduler les indications. »
Dr Christian Marinetti
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