Implant, prothèse mammaire : augmentation du volume des seins

Le Dr Marinetti utilise la voie axillaire dans tous les cas pour une augmentation mammaire : première implantation, remplacement de prothèse, correction, modification ou changement de plan ..
Cette voie me paraît préserver au mieux le caractère esthétique et confidentiel de cette intervention de par la qualité de sa cicatrisation et l´absence de toute cicatrice sur le sein. Mais il ne faut jamais imposer cette voie axillaire à un chirurgien qui n´en aurait pas une pratique courante car elle nécessite un matériel spécial et est difficile à bien réaliser si on n´en a pas une grande expérience.

L'implant mammaire peut être placé devant ou derrière le muscle grand pectoral
. Il existe des avantages et des inconvénients pour chacune des positions.

L'augmentation mammaire par la pose de d'implant ou prothèse est l'opération de chirurgie esthétique des seins la plus courante.

Personnellement , j´utilise exclusivement la voie axillaire et ce depuis plus de 20 ans.

Pour réaliser cette voie axillaire exclusive en toutes circonstances, j´utilise des instruments spéciaux que j´ai progressivement mis au point et qui me permettent de régler pratiquement tous les problèmes d´implants mammaires uniquement par voie axillaire sans aucune cicatrice sur le sein : première intervention, remplacement, changement de plan, modification de la loge (descente ou remontée des sillons sous mammaires)... etc .. Il est à noter que les douleurs post opératoires sont les mêmes quelque soit la voie d´abord : c´est la distention du muscle grand pectoral par les implants qui est douloureuse ; la preuve est que les remplacements d´implants ne sont pas douloureux qu´ils soient ou non réalisés par voie axillaire ou autre.

Et toujours par voie axillaire,  c'est à dire sans cicatrices sur les seins...

Selon l´âge, on peut distinguer différentes raisons d'une opération de l'augmentation du volume des seins :

   - après leur grossesse, les femmes dont les seins se sont détendus et « vidés » avec parfois apparition de vergetures;
   - les adolescentes, parfois très complexées par le petit volume de leurs seins;
   - dans le vieillissement , celles qui souhaitent compenser la diminution de volume de la glande et le relâchement de la peau (seins « vidés », « creux dessus » ….).
 

Par ailleurs, selon le volume initial, on peut considérer :

   - l’amastie : absence totale de glande mammaire (très rare);
   - les femmes "plates", celles "qui n’ont pas grand-chose" (c’est une hypotrophie mammaire);
   - celles qui ont déjà un bonnet B ou C et qui « veulent plus gros » par impératif psychologique ou désir esthétique pur c´est-à-dire par coquetterie.

Les caractéristiques de l'implant pour une augmentation mammaire

Les principales qualités requises pour une prothèse mammaire sont d’être :

souples (de consistance voisine de la glande mammaire)
bien supportées par les tissus environnants
solides, résistantes à l’usure,
de forme esthétique, donnant un aspect naturel au sein.

Contenu de l'implant mammaire

le gel de silicone : il est aujourd’hui obligatoirement cohésif, c´est-à-dire que si la prothèse est percée le gel ne peut s’écouler. C’est certainement le produit de remplissage actuel le plus utilisé.
le sérum physiologique (eau + chlorure de sodium)  moins utilisé.
les autres (hydrogel, huiles… ) non actuellement autorisés en France.

De 1995 à 2001 l’utilisation d’implants mammaires renfermant du gel de silicone fut interdite en France, car la responsabilité de ce gel avait été évoquée dans l’apparition de maladies auto-immunes ; Les études faites jusqu’à ce jour n’ont pas permis de mettre cette éventualité en évidence.
Ainsi, depuis janvier 2001 les prothèses renfermant du gel de silicone sont à nouveau autorisées en France, mais doivent répondre à des normes de qualité et de fabrication très précise avant d’être mise au cas par cas sur le marché :
.Le gel doit être cohésif
.L’enveloppe tout en restant souple doit être plus épaisse, répondant à des critères précis de solidité, pour limiter le risque de rupture, et d’étanchéité pour limiter la transsudation de silicone à travers la membrane.

Ainsi ont vu le jour ce qu’il convient d’appeler les prothèses mammaires en gel de silicone de nouvelle génération.
Tout ceci est important car le gel de silicone contenu dans la prothèse est semi polymérisé et est irritant pour les tissus environnants pouvant provoquer diverses réactions inflammatoires.
Malgré leurs qualités, ces prothèses vont subir comme les précédentes une usure dans le temps et devront être remplacées de principe à la dixième année avant leur rupture (durée de validité de la prothèse mammaire) .

Pendant la période d’interdiction du gel de silicone, seuls les implants mammaires contenant du sérum physiologique furent autorisées : leur utilisation a montré qu’ils étaient responsables de plis, rides et gondolages visibles sous la peau, surtout chez les patientes minces et qu’ils se dégonflaient capricieusement, parfois précocement (après quelques mois ou années) en se perçant par usure sur un pli.
Ils sont donc beaucoup moins utilisés aujourd´hui.

Enveloppe d'une prothèse mammaire

Elle est toujours en silicone polymérisée, substance bien tolérée par les tissus.
Tout en étant souple, elle doit être suffisamment épaisse et étanche.
Elle peut-être lisse ou texturée, c´est-à-dire présentant de fines granulations qui pourraient diminuer les risques de capsulite rétractile ou « coques », mais rien n´est prouvé (cf ci-après § complications)

Forme de la prothèse mammaire

Il existe deux grands types de prothèses mammaires :

Les prothèses mammaires rondes

Les prothèses mammaires rondes ont une base circulaire et sont symétriques dans tous les axes, leur largeur étant égale à leur hauteur. Elles sont appelées à tort prothèses rondes car en fait lorsqu´elles sont en position verticale le gel de silicone se répartit à leur pôle inférieur limitant ainsi le remplissage et donc le bombement du pôle supèrieur du sein. 

Il existe des prothèses mammaires à base étroite et des prothèses à base large.

Il existe pour une même base différentes projections selon le bonnet souhaité (low profile, medium, high profile).

 

prothese mammaire ronde marseille

 la prothèse mammaire "ronde" ou à base circulaire

 

prothese mammaire marseille

 

Les prothèses mammaires anatomiques

Les prothèses mammaires anatomiques sont ainsi appelées car leur forme en goutte d´eau rappelle l´anatomie naturelle du sein: elles sont moins remplies à leur pôle supérieur et plus pleines, c´est à dire plus remplies, à leur pôle inférieur. De ce fait, leur utilisation permet d´obtenir un sein moins bombé et leur choix est souvent nécessaire dans ce but lorsque la prothèse est placée devant le muscle grand pectoral. Quand la prothèse mammaire est placée derrière le muscle grand pectoral, la pression de ce muscle sur le pôle supérieur de l’implant même quand il est rond peut suffir à diminuer le bombement.

Pour diminuer le risque de rotation de l´implant qui entraînerait une déformation du sein, les prothèses mammaires anatomiques sont toutes texturées pour mieux adhérer aux tissus et n´ont pas une base circulaire mais sont soit plus hautes que larges, soit plus larges que hautes ce qui a l´avantage de pouvoir correspondre aux dimensions de certains thorax.

Pour une même base il est là aussi possible de choisir des projections plus ou moins importantes.

 

prothese anatomique marseille


Votre chirurgien choisira le type d’implant mammaire le mieux adapté à vos souhaits, à la morphologie de vos seins, de votre thorax et de votre silhouette afin d’obtenir le meilleur résultat esthétique.

Personnellement ,
 J´utilise extrêmement souvent les implants mammaires anatomiques afin d´obtenir les résultats les plus naturels qui soient.

Le choix de l'implant mammaire lors d'une augmentation du volume des seins

Le résultat final de l’augmentation mammaire va être conditionné par le point de départ  c´est-à-dire l’aspect de votre corps avant l’intervention , le choix de la prothèse et la technicité du chirurgien.
Comme vu précédemment , un implant se définit par sa forme , sa hauteur , sa largeur , sa projection , son volume.
La réalisation d’une augmentation mammaire nécessite un « travail »  préparatoire de votre part et de la part du chirurgien :

. un travail de réflexion de votre part : «  quels seins je souhaite avoir ? »

. une étude précise de la part du chirurgien qui va apprécier vos souhaits, tenir compte de votre corps, et choisir l’implant le plus adapté pour obtenir le résultat souhaité.


Pour le Docteur Christian MARINETTI  le choix de l’implant doit se faire à partir des paramètres suivants :

. votre désir , vos souhaits :

Sur la forme : bombée au pôle supérieur ,dite en « pomme »…ou avec une pente harmonieuse , plus naturelle , dite en «poire »    
Sur le volume final : choix de la projection , c´est-à-dire la profondeur de    bonnet : B, C, D, ou plus…
Comment exprimer ce désir ?  par la discussion , en montrant avec les mains le volume souhaité ou proposé, et surtout en recherchant tranquillement vous-même et en montrant au chirurgien le jour de l’intervention des photo de magazine de seins qui vous plairaient pour vous même , en forme et en volume ; c’est pour le Docteur Christian MARINETTI la meilleure façon de transmettre vos souhaits : photos de poitrines sans soutien gorge ni vêtement, prises légèrement de trois quart , bras baissés. La mise en place d’un implant dans le soutien gorge pour apprécier le volume final est totalement illusoire car l’aspect sera totalement différent une fois l’implant posé à l’intérieur.

. les paramètres de vos glandes mammaires qu’il faut bien évaluer :

leur volume de départ, avec souvent des asymétries de volume, de hauteur d’implantation des seins, de symétrie des aréoles dans leur forme, leur hauteur et leur centrage.

. les paramètres de votre thorax, qu’il faut bien mesurer :

Symétrie des côtés droit et gauche , parfois bombé ou plus creux d’un côté (thorax dit en entonnoir)…ce qui va donner l’impression de sein plus gros d’un côté après l’intervention si l’ on n’en tien  compte…
Largeur disponible
Hauteur disponible

C´est à partir de ces paramètres , de son sens artistique et se son expérience que le Docteur Christian MARINETTI va choisir lui même vos implants mammaires sur les différentes abaques de calcul informatisées fournies par les fabricants pourque vos prothèses mammaires correspondent au mieux à votre thorax, à vos seins,et à vos désirs.


 

Les objectifs ciblés du Docteur Marinetti pour la pose d'implant mammaire

.  Aspect naturel, le sein doit sauf souhait contraire , présenter une pente douce de haut en bas , sans bombement : pour ce faire , la hauteur de l’implant doit être adaptée à la hauteur de votre thorax : si sa hauteur est trop faible vous aurez un creux au dessus du sein , si elle est trop importante vous aurez un bombement…


. Obtention d’un V médian bien visible dans le décolleté même sans soutien gorge

implant mammaire marseille

 

C’est très important pour l’esthétique : il ne faut pas avoir un espace plat , plus ou moins large entre les deux seins ! pour ce faire , il faut utiliser un implant dont la largeur est adaptée à celle de votre thorax et qui arrive presque jusqu’au milieu de celui ci.


. Absence de cicatrice sur les seins: la cicatrice axillaire située dans le pli de l’aisselle , dans l’ombre du tendon du muscle pectoral, ne se voit que peu .


. Souplesse au toucher , la position derrière le muscle , souvent adoptée, permet de limiter la perception de l’implant  notamment chez les femmes minces ou ayant peu de glande


Mobilité dans les différentes positions du corps


. Limitation de la pression du muscle sur l’implant et donc la déformation du sein lors de l’effort quand l’implant est retro musculaire 

. Stabilité des résultats dans le temps 

Le choix de l’implant mammaire lors d'une augmentation de volume des seins

. Si la hauteur doit être égale à la largeur: choix d’un implant à base circulaire , appelé à tort implant « rond » 

. Si la hauteur doit être supérieure à la largeur: choix d’un implant dit" anatomique"plus haut que large ( corps longiligne c.à.d. de grande taille à thorax étroit) pour éviter un creux au dessus du sein et avoir une pente harmonieuse tout en conservant un « V Médian ».

 

implant mammaire marseille

Si la hauteur doit être inférieur à la largeur: choix d’un implant dit « anatomique » plus large que haut ( corps bréviligne cad de petite taille au thorax large) pour éviter un bombement au dessus du sein. 

implant mammaire marseille

Par ailleurs en cas d’asymétries de départ , le chirurgien peut être amené à utiliser des implants radicalement différents en forme , en projection ou en volume  pour le coté droit et le côté gauche. 

Quelle voie peut-on utiliser pour une augmentation mammaire par la pose d'implant ou prothèse des seins ?

voie implant mammaire marseille

Pour réaliser une opération d'augmentation mammaire et poser la prothèse mammaire, le chirurgien plasticien a le choix entre plusieurs voies :

L’axillaire
La cicatrice de 3 à 4 cm de long est située haut dans le creux de l’aisselle dans l’ombre du tendon du muscle grand pectoral.

L’ aréolaire
La cicatrice est située le plus souvent au bord inférieur de l’aréole. Peut parfois entraîner une diminution de la sensibilité de l’aréole.

La sous mammaire
Située dans le sillon au dessous du sein, parfois plus externe, latérale. Beaucoup moins utilisée aujourd’hui.
 

Le Dr Marinetti utilise exclusivement la voie axillaire et ce depuis plus de 20 ans lors d'une pose d'implants mammaires : première implantation, remplacement, correction, modification, changement de plan.
Pour réaliser cette voie axillaire, le Dr Marinetti utilise des instruments spéciaux qu'il a progressivement mis au point.
 

Pour le Dr Marinetti, la voie axillaire lui paraît observer au mieux le caractère esthétique et confidentiel de cette intervention de par la qualité de sa cicatrisation et l´absence de toute cicatrice sur le sein.
 

Attention, il ne faut jamais imposer cette voie axillaire à un chirurgien esthétique qui n´en aurait pas une pratique courante car elle nécessite un matériel spécial et est difficile à bien réaliser si on n´en a pas une grande expérience.

La position de l'implant mammaire : devant ou derrière le muscle ?

prothese mammaire devant le muscle marseille

L’implant mammaire est simplement introduit dans un espace ou « loge » réalisé par décollement des tissus en arrière de la glande mammaire ; cet espace est adapté au volume de l’implant ; l’implant mammaire n’est pas fixé et reste libre dans cette loge en adhérant plus ou moins à ses parois.
Au bout de quelques semaines à quelques mois, l’implant est entouré d’une fine membrane collagénique produite à partir des tissus environnants que l’on appelle « capsule » (cf § complications, ci-après: cette capsule peut se rétracter, s’épaissir, déformer et durcir la prothèse :   c’est  ce que l’on appelle une          « coque »).


L’implant mammaire peut ainsi être placé devant ou derrière le muscle grand pectoral (cf schéma). Il existe des avantages et des inconvénients pour chacune des positions :

Position « en avant du muscle grand pectoral (dite « prémusculaire »)

Avantages :
- moins douloureuse dans les suites opératoires immédiates
- moins de risque de malposition immédiate (cf ci-après)
- aspect plus esthétique si le sein est mou et abaissé, car la prothèse « accompagne » la descente du sein.

Inconvénients :
- donne souvent un bombement au pôle supérieur du sein, peu naturel (nécessité d’utiliser fréquemment des implants anatomiques dans cette position ; cf préced)
- chez les patients maigres ou à petit diamètre glandulaire, la prothèse se retrouve sous la peau et les contours de la prothèse sont visibles, voir perceptibles au toucher.
- Statistiquement, risques de coques peut-être plus élevé (cf. préced)
- le poids de l’implant est directement transmis au sein et à sa peau : donc théoriquement cette position peut favoriser la descente progressive du sein, notamment sur peau de mauvaise qualité.
- les contours de la prothèse deviennent de plus en plus visibles avec le temps avec amincissement de la glande.

Position « en arrière » du muscle grand pectoral (dite « rétro-musculaire »)

Avantages :
- moins de bombement au pôle supérieur du sein puisque l’implant subit la pression du muscle pectoral à son pôle supérieur (possibilité d’utiliser des prothèses rondes)
- statistiquement moins de risques de coque (cf. précédemment) car les contractions musculaires mobilisent les implants.
- Implant situé plus profondément donc moins visible et moins perceptible, notamment chez les patientes maigres.


Inconvénients :
- plus douloureux pendant les 8 à 10 jours suivant l’intervention.
- risque pendant cette courte période de remontée de l’implant sous l’effet de la pression musculaire avec bombement inesthétique du pôle supérieur du sein ; le port du « conformateur » pendant une dizaine de jours diminue ce risque (c’est une sangle élastique passant sous les bras et sur le pôle supérieur des seins) ; ce déplacement de l’implant peut nécessiter une reintervention, assez simple, dans les 3 semaines suivantes (on repasse par la cicatrice sous anesthésie générale et on replace tout simplement l’implant en bonne position).
- chez les patientes très sportives : risques de déplacement secondaire ou tardif de l’implant du aux contractions répetées du muscle pectoral (donc limiter les efforts musculaires violents dans la position rétro-musculaire)
- parfois, lorsque le muscle grand pectoral est très étalé et très puissant, aspect de déformation des seins au moment des contractions musculaires violentes, l’aspect redevenant normal à la fin de la contraction.
- dans cette position, l’implant est soutenu par un hamac fibreux et musculaire (cf . schéma) et son poids n’est pas transmis au sein ; donc théoriquement le poids de l’implant ne favorise pas la chute progressive du sein. Cependant lorsque au cours du vieillissement cette chute normale et inéluctable se produit, la forme du sein reste moins naturelle que dans la position pré musculaire, car la glande à tendance à passer par-dessus la prothèse qui, elle, reste plus solidaire du thorax, d’où apparition d’un bombement au pôle supérieur du sein au fil des ans et du vieillissement…

Le chirurgien, après avoir soigneusement analysé vos différents paramètres, doit au mieux choisir la position de l’implant qui présentera le plus d’avantages et le moins d’inconvénients pour vous.


Personnellement, sauf cas particulier, ma préférence va à la position rétro musculaire qui me paraît seule à même de donner les résultats les plus naturels et les plus durables dans le temps.

Durée de validité de l´implant mammaire

Toute prothèse mammaire s’use par frottement interne ou par altération chimique de sa membrane et ne pourra donc être conservée une vie entière mais devra être remplacée :

Pour les prothèses mammaires renfermant du sérum physiologique

Celle-ci peuvent être conservées tant qu’elles ne se dégonflent pas. Leur durée de vie est le plus souvent inférieure à 10 ans, car elles plissent et le percement se réalise par usure sur un pli. Elles peuvent ainsi se dégonfler de façon imprévisible quelques mois ou quelques années après leur mise en place. Quand le dégonflement apparaît, la prothèse se vide complètement très rapidement (en 10 jours environ). Il n’y a pas d’urgence, mais il faut la remplacer sans trop tarder ;

Pour les implants mammaires contenant du gel de silicone

Il faut remplacer ces implants mammaires de principe à la fin de leur période de validité qui est fixée à dix ans  sans attendre des complications. En effet le gel de silicone contenu dans la prothèse mammaire est irritant pour les tissus environnants et peut lorsque la membrane est lésée provoquer des réactions inflammatoires au niveau de la capsule et des tissus entourant directement la prothèse avec épaississement et rétraction de ceux-ci : on a alors une « capsulite rétractile » communément appelée « coque » avec déformation et induration du sein. Des réactions inflammatoires peuvent aussi apparaître plus à distance, par migration du silicone, au niveau de la glande mammaire, du muscle pectoral des ganglions lymphatiques avec apparition d’induration et de masses palpables (siliconomes).
Aucun examen radiologique (mammographie, échographie, IRM …) n’est suffisamment fiable pour préciser à tout coup l’état exact de la prothèse ; en effet, avant que la membrane prothétique ne soit complètement rompue, il existe un suintement difficilement détectable.

Avec les prothèses mammaires renfermant du gel de silicone "ancienne génération" (posées en France avant 1995):    La durée de validité était de 10 ans ; c´est à dire que de principe au bout de 10 ans elles devaient être remplacées et devraient toutes l´être aujourd´hui.

Avec les implants mammaires renfermant du gel de silicone de "nouvelle génération" (posées en France depuis 2001): La durée de validité aurait du être plus longue, car des progrès semblaient avoir été réalisés par les fabriquants ( parois plus épaisses tout en restant souples, gels cohésifs c'est à dire ne s'écoulant pas en cas de percement de l'enveloppe) . Cependant tous les chirurgiens ont constaté et ce pour toutes les marques de prothèses et dans un pourcentage de cas qui reste assez faible, des vieillissements très prématurés de certains implants avec rupture. La durée de validité reste pour le moment à 10 ans et une surveillance au long cours une fois par an par votre chirurgien plasticien avec une échographie annuelle est impérative.   

La consultation avant une augmentation mammaire

La consultation pour pose d´implants mammaires est très importante.

Avant tout, le chirurgien doit vous interroger :

- Sur votre âge, taille et poids, sur vos antécédents médicaux et chirurgicaux (cardiovasculaires, pulmonaires, gynécologiques, allergiques …)

- Sur votre désir d’augmentation de volume mammaire ; sur votre volume actuel et sur le volume que vous souhaitez, sur la réalité de votre désir : est-ce une idée mûrement réfléchie de longue date ? est-ce un complexe sévère depuis l’adolescence, ou est-ce une idée nouvelle, récente, voir un simple « caprice » ou une simple « coquetterie » ?

Durant toute la consultation, le chirurgien doit avoir pour but d’évaluer et de vous faire évaluer l’importance de votre désir d’augmentation de volume des seins car la pose d’implants mammaires ne doit pas être faite à la légère, « comme on va chez le coiffeur ou l’esthéticienne » :
C’est une intervention chirurgicale qui présente pour le futur un certain nombre de contraintes (risques de coques, obligation de remplacement d’implants etc)
Pour que la décision de la subir soit logique et légitime, il faut que votre désir et votre besoin de changement de votre image corporelle soit suffisamment important : si c’est le cas cette intervention pourra vous apporter beaucoup sur le plan psychologique et physique, ce qui contre balancera les inconvénients et contraintes de l’intervention.

Certains chirurgiens placent un implant dans le soutien gorge pour simuler le futur volume : cette manoeuvre me paraît particulièrement peu fiable car le volume et l´aspect de cette prothèse une fois réellement posée derrière le muscle seront bien différents !

L’examen appréciera les éléments suivants

- âge
- taille
- poids
- volume des seins (taille du bonnet)
- volume, surface du thorax, périmètre thoracique, surface et épaisseur de la glande,
- corpulence, carrure,
- épaisseur de la peau,
- degré de relâchement des seins
- symétrie de forme et de volume

Pour préciser et comprendre ce que vous souhaitez (forme, augmentation de volume …), le chirurgien dispose de plusieurs moyens

- vous écouter, vous questionner,
- vous montrer manuellement ce qu’il peut faire en simulant avec sa main les augmentations de volume possible,
- vous demander d’apporter pour l’intervention des photos de magazines montrant des seins qui vous plairaient pour vous même (seins sans soutien gorge avec vues de face ¾ et profil,bras baissés)
- certains chirurgiens placent un implant dans le soutien gorge pour simuler le futur volume.
- Le « morphing » (simulation par ordinateur) n’est pas recommandé aujourd’hui car trop incitatif et aussi trop peu réaliste.

Le chirurgien vous informera des avantages et inconvénients des différentes voies d’abord, de la position pré ou rétro musculaire, du type de prothèses à utiliser …

Au terme de la consultation le chirurgien aura une idée déjà précise de ce que vous attendez de l’intervention, de ce qu’il peut et va faire compte tenu des différents paramètres de votre corps ; son rôle est de vous préciser et de bien vous faire comprendre ce qu’il est possible de faire, ce qui est souhaitable, voir ce qui est irréalisable ;

- il vous demandera de réfléchir à tout ce qu’il vient de vous dire et de bien lire les différents documents d’informations,
- il vous précisera qu’il est à votre disposition pour toutes questions ou toute nouvelle consultation.

Prendre rendez-vous avec le Docteur Marinetti

Avant et après l´intervention d'augmentation mammaire

Quels examens dois-je faire avant l’intervention d'implant mammaire ?

- avis et examen de votre gynécologue
- bilan sanguin
- électrocardiogramme (selon l´âge)
- mammographie et échographie des seins (datant de moins de 3 mois)
- consultation anesthésique

Préparation du corps a l’intervention

But : diminuer la présence de microbes dans votre peau :
- gommage du corps 3 à 4 jours avant par une professionnelle
- douche à la bétadine moussante la veille au soir et le matin de l’intervention, cheveux compris, à votre domicile ; laisser agir 3 mn la bétadine et vous rincer; troisième douche en arrivant à la clinique.
- Epilation des aisselles par crème épilatoire exclusivement à réaliser la veille ou plusieurs jours avant selon vos propres réactions, le but étant d’éviter d’avoir le jour de l’intervention une irritation ou des boutons au niveau des aisselles.

Arrivée à la clinique le jour même

- Etre à jeun c´est-à-dire en ayant ni bu, ni mangé pendant les 8 heures précédant l’intervention.
- le chirurgien dessinera sur votre peau différents repères et la position future des implants ; il prendra des photographies qui seront classées dans votre dossier médical.

Quel type d’anesthésie ?

- Anesthésie générale indispensable pour votre confort et votre sécurité

Durée de l’intervention d'implant mammaire

- 60 minutes environ

Suites opératoires après une augmentation mammaire

- durée de l’hospitalisation : 1 nuit en général
- douleurs : c’est une opération douloureuse surtout pour la première nuit post opératoire : c’est pour cette raison que vous la passerez à la clinique qui dispose de tous les moyens pour vous calmer.
Les douleurs vont décroître progressivement et s’atténuer en 8 à 10 jours. Des antalgiques adaptés et puissants vous seront prescrits. Ces douleurs post opératoires sont moins importantes quand les prothèses sont placées en avant du muscle (cf.précédemment).
- Durée de la convalescence et arrêt de travail : 10 jours minimum et plus selon votre type d’activité professionnelle.
- Port du « conformateur » : Il est mis en place dès la fin de l’intervention sur le sommet des seins ; le porter bien serré pendant 8 à 10 jours pour limiter le risque de remontée des implants (cf précédemment).
- Pas de fils à retirer (fils résorbables)

-Douche possible à J7 ( désodorants utilisables , mais sans alcool)

- Port du soutien gorge : avis variable selon les chirurgiens ; personnellement pas de soutien gorge avant 1mois pour ne pas risquer de faire remonter les implants .

Visites de contrôle chez le chirurgien :
- J7 – J14 – J30
- 3 mois
- 6 mois
- puis 1 fois par an de principe
- continuer à voir régulièrement votre gynécologue pour le contrôle médical habituel de vos seins.

Précautions immédiates

Limiter la contraction musculaire quand l’implant est situé en arrière du muscle.

Précautions au long cours

leur but est de diminuer le risque de rétraction de la loge sur la prothèse (coque) tout en limitant les effets de la pesanteur sur le sein :
o Les seins et les implants doivent rester libres, mobiles non bloqués par le soutien gorge,
o Ce dernier doit soutenir la glande mammaire sans exercer de pression sur l’implant ni le pousser vers le haut (lorsque le soutien gorge possède des armatures, choisir un bonnet suffisamment large pour que les armatures n’exercent aucune pression sur les prothèses)
o Penser à mobiliser(en dedans, en dehors et en bas) à masser et à pétrir vos seins quotidiennement durant toute votre vie au cours de votre toilette par exemple (ceci d’autant plus que les implants sont situés devant le muscle).

Evolution du résultat

- les seins peuvent être très gonflés au début et l’œdème diminuera progressivement en 2 à 3 semaines.
- Au départ les seins n’ont pas leur aspect définitif en raison de l’œdème et de la tension de la peau et des muscles qui mettent plusieurs mois pour se détendre. Ainsi,
o L’ancien sillon sous mammaire peut rester marqué sur le sein pendant plusieurs mois et parfois définitivement quand il existe un relâchement trop important (ptose) ou des tissus trop mous.
o Un bombement supérieur peut persister aussi plusieurs mois en attendant la détente des tissus du pôle inférieur du sein qui sont moins extensibles (cf . Schéma)
o Le pôle inférieur du sein peut-être plat et mettre plusieurs mois pour se galber.

Les complications éventuelles lors d'une augmentation mammaire

Précoces

- remontée de l’implant mammaire
.  avec bombement du pôle supérieur du sein
.  essentiellement quand la prothèse est derrière le muscle
.  re opérer tôt, avant 3 semaines et repositionner très simplement l’implant ;

- hématome
.  le soir même ou le lendemain
.  augmentation importante de volume avec douleurs
.  réintervenir immédiatement pour l’évacuer

- insensibilité des seins
   rare, transitoire, exceptionnellement définitive.

Secondaires

- Infection

enlever la prothèse et la replacer quelques mois après (++ préparation et aseptie de la peau avant l’intervention)

- Elargissement des cicatrices

reprise si nécessaire

- Réactions inflammatoires
. avec gonflement d’un sein quelques semaines après l’intervention
. souvent dues à une reprise trop précoce de l’activité musculaire avec des prothèses situées derrière le muscle.
. Anti-inflammatoires, repos et patience.

- Rupture des prothèses mammaires

.  avec le sérum physiologique : percement habituel parfois précoce par usure sur un pli, sans gravité autre qu´esthétique mais nécessitant le remplacement de l´implant. 

.  avec le silicone : 

par traumatisme brutal : exceptionnel
par usure progressive  = à éviter par un remplacement systématique de l’implant à péremption avant la
dixième année, mais des ruptures plus précoces ont pu être observées : elles présentent peu de signes   cliniques au départ mais doivent être diagnostiquées au plus tôt pour éviter les complications à type de réactions inflammatoires , voir de diffusion de silicone localement et à distance; De ce fait il est impérieux de se faire suivre au long cours une fois par an en consultation par votre propre chirurgien plasticien avec une échographie mammaire annuelle. 

- Déplacement progressif de l’implant mammaire
. En dehors, en bas ou en dedans
. Essentiellement quand l’implant est derrière le muscle
. Eviter les contractions violentes répétées quand l’implant est derrière le muscle.

- Modification de la sensibilité de l´aréole
Parfois quand la cicatrice est sur l’aréole ou à son bord inférieur.

- Les COQUES ou «CAPSULITES RETRACTILES»

C’est la complication essentielle des prothèses mammaires.
Elles peuvent survenir 10 jours après une intervention comme 10 ans après, les coques précoces sont plus dues à une réaction propre de la patiente alors que les coques tardives peuvent traduire une usure de la prothèse avec suintement du silicone. Elles peuvent survenir spontanément ou parfois lors d’un simple remplacement des implants.

  Tous les stades peuvent se voir
- simple diminution de la souplesse de la prothèse jusqu’à déformation, ascension et durcissement avec bombement du pôle supérieur du sein par remontée de la prothèse
- Elles ne sont pas douloureuses en général.
- Elles peuvent être uni ou bilatérales

  Fréquence générale
- 5 à10 % difficile à estimer et fonction de l’ancienneté de la prothèse : leur fréquence augmente avec le temps.
- Plus fréquente quand la prothèse est devant le muscle pectoral
- Dans cette position les massages quotidiens à vie sont très importants pour leur prévention.

La coque est une contraction globale des tissus environnants sur la prothèse et ne doit pas être confondue avec de simples adhérences qui peuvent se faire dans la loge de la prothèse et que le chirurgien peut traiter par « Squeezing » c´est-à-dire par pressions manuelles sur la prothèse sans intervention chirurgicale.

  Peut-on supprimer le risque de coques ?
Non
  Peut-on le diminuer ?
Oui par :
- utilisation de prothèses mammaires nouvelle génération (par diminution du suintement du silicone)
- prothèses texturées et non pas lisses
- position rétro musculaire quand indiquée
- massage et mobilisation des seins au long cours
- remplacement des implants mammaires avant leur usure

  Peut-on savoir à l’avance qui va faire une coque ?
Non, mais certaines femmes font « coque sur coque » et dans ces cas il vaut mieux supprimer définitivement les prothèses mammaires. Il existe donc une disposition personnelle indiscutable.

  Que faire quand on a une coque ?
Il n’y a pas d’urgence : si elle est suffisamment importante et gênante, il faut re opérer et changer la position des implants pour les placer dans un nouvel environnement, par exemple passer de la position pré-musculaire à la position rétro musculaire et parfois inversement avec souvent remplacement des implants mammaires.
Parfois l’ablation de la coque est aussi nécessaire ( c’est une membrane plus ou moins épaisse et rétractée qui entoure l’implant).

 

Autres complications :
Douleurs persistantes, thromboses veineuses ….

Les insuffisances esthétiques après la pose d'implant mammaire

Insatisfaction due au volume

« trop gros », ou « trop petit »…. A éviter en réfléchissant bien au volume souhaité et en dialoguant de façon précise avec votre chirurgien avant l’intervention (apporter photos ….)

Remontée immédiate de la prothèse mammaire

avec bombement du pôle supérieur du sein à corriger par une nouvelle intervention. Cette remontée traduit parfois l’apparition d’une « coque » très précoce.

Asymétrie persistante

par différence de volume initiale des seins eux-mêmes ou par asymétrie du thorax (parfois plus creux ou plus bombé d’un côté) : la mise en place d’implants peut majorer cette asymétrie thoracique, parfois peu visible avant l’intervention.
Il ne faut pas hésiter à réintervenir. Une petite asymétrie n’est parfois pas évitable et doit être acceptée car le volume des implants évolue généralement de 20 en 20 cm3.

Chute trop importante des seins

avec bombement du pôle supérieur et parfois « double gonflement » au pôle inférieur, l’ancien sillon sous mammaire restant visible : un lifting du sein s’impose alors : c’est une « plastie mammaire » nécessitant d’effectuer des cicatrices sur le sein, autour de l’aréole, verticale au pôle inférieur et parfois horizontale sous le sein pour retendre la peau et la glande.

Contours de la prothèse mammaire visibles sous la peau

chez les patientes maigres (++ mettre l’implant derrière le muscle)

Déformation de la prothèse mammaire à la contraction musculaire

chez les patientes très musclées (++ mettre l’implant devant le muscle).

Informations complémentaires & Questions habituelles sur els implants mammaires

Activités sportives et implant mammmaire


« Je suis très musclée, je fais beaucoup de sport: faut-il des prothèses mammaires devant ou derrière le muscle ?»

Si ce sont les pectoraux qui sont très musclés, il vaut mieux mettre l’implant devant ce muscle, à condition que vous ne soyez pas trop mince… ce qui est souvent le cas chez les sportives.
Chez les sportifs de haut niveau, très minces et très musclés, il faut savoir refuser l’intervention. (cf § précédent)

« Quand pourrai-je reprendre le sport ? »

· Pour faire travailler le bas du corps, il n’y a pas de problème, sauf pour le footing qui secoue beaucoup la poitrine : pour courir, il faut bien attendre 2 mois et bloquer la poitrine (uniquement pendant la course) avec un soutien gorge de sport bien serré. Le risque : c’est l’inflammation des tissus situés au contact de la prothèse avec augmentation de volume du sein, douleurs…etc.
· Pour « faire travailler le haut du corps » :
- si l’implant mammaire est pré musculaire, attendre environ 1 mois, si par contre il est rétro musculaire, attendre plus de 3 mois.
- effectuez une reprise progressive de l’activité musculaire.

« Pourrai-je effectuer tous les sports ? »

Si votre implant mammaire est rétromusculaire, il faudra être prudente et éviter les mouvements et sports qui provoquent une forte contraction des pectoraux (ski nautique, body-bulding pectoral utilisant des « machines », escalade…etc). Le risque est le déplacement de l’implant.

 

Age et augmentation mammaire


«A partir de quel âge peut-on se faire poser des prothèses mammaires? »

· Il faut que la morphologie du corps soit bien établie, que la puberté soit largement terminée et que les glandes mammaires aient atteint leur développement définitif.
· Il ne faut pas cependant trop se presser… et laisser passer « la crise d’adolescence » pour que le psychisme soit suffisamment structuré et la demande bien réelle.
L’âge de 17 ans parait un minimum.

« Ne suis-je pas trop âgée pour me faire poser des prothèses mammaires ? »

L’âge n’est pas un élément déterminant si vous êtes en bonne santé et que votre sein n’est pas trop détendu.

 

Choix du volume de la prothèse mammaire


« Comment le chirurgien va-t-il choisir le volume de la prothèse mammaire dont j’ai besoin ? »

Avant tout, voici des chiffres et des lettres à connaître :
- le « tour de poitrine » (mesuré en cm = 80 – 85 – 90 ……) traduit plus le volume de la cage thoracique que celui du sein : on peut avoir un 90 et un petit sein si le thorax est volumineux…. Ou un 85 et des gros seins si le thorax est plus réduit.
- Le volume du sein est plus traduit par la profondeur de bonnet :
A = Très petit
B = Petit / moyen
C = Moyen / gros
D = gros
… etc

Dans la perspective d’une augmentation de volume des seins, c’est plus la profondeur du bonnet qu’il faut considérer que le périmètre thoracique.

Le volume est fonction de votre désir et il faut que vous sachiez l’exprimer à votre chirurgien :
· dire et montrer ce que vous souhaitez
· donner une taille de bonnet souhaitée
· apporter des photos de magazines, montrant des seins nus dont la forme et le volume vous plairaient pour vous-même
· l’évaluation par mise en place d’un implant dans votre soutien gorge n’est pas très précise.

Le volume est fonction aussi de votre morphologie : l’important est d’obtenir une harmonie avec votre corps en tenant compte des éléments suivants :
· taille
· carrure
· épaisseur de la peau
· largeur de la glande existante
· largeur du thorax

Le chirurgien choisira une prothèse mammaire dont la base correspond à votre thorax (base large si thorax important, petite base si petite cage thoracique…) et c’est la projection, c´est-à-dire « l’épaisseur de la prothèse » qui sera déterminée par la profondeur du bonnet désiré (voir schéma ci-dessus).

 

Maternité et augmentation mammaire


« Pourrai-je porter mes enfants tout de suite après l’intervention ? »

Ce sera difficile (douleurs) au moins pendant les dix premiers jours ; prévoyez de vous faire aider.

« Combien de temps après l’intervention puis-je être enceinte ? et cela pose t-il un problème ? »

Cela ne pose pas de problème particulier, mais si vous pensez être prochainement enceinte, il vaut beaucoup mieux avoir votre enfant d’abord… et voir ensuite : en effet, le sein peut changer beaucoup après une grossesse, en volume (en plus ou en moins), en forme, en tonicité...etc et les prothèses posées risquent de ne plus convenir aux besoins.
Toute poitrine, opérée ou pas, peut être abîmée par une grossesse ; la prothèse, à condition de ne pas être trop grosse, n’est pas vraiment responsable.

« Quelles précautions prendre pendant la grossesse ? »

Contrôler son poids, soutenir ses seins, utiliser des crèmes protectrices.


« Peut-on allaiter en ayant des prothèses mammaires ? »

Oui, l’implant ne pose pas de problème pour cela mais limiter la durée de l’allaitement car un sein qui reste trop longtemps distendu aura plus de difficultés pour revenir à son état antérieur et risque de rester déformé, qu’il y ait ou pas une prothèse.

« Les prothèses mammaires peuvent-elles entraîner des vergetures ? »

En principe non ; mais il vaut mieux éviter les augmentations de volume trop importantes.

« J’ai des vergetures sur les seins, que vont-elles devenir ? »

Elles ne vont pas augmenter en principe, elles ne vont pas disparaître… elles peuvent être visuellement atténuées car étalées et étirées.

Interview du Dr Marinetti sur la voie axillaire

Le Dr Marinetti a été invité à échanger sur le thème de l'augmentation mammaire par voir axillaire qui garantit une pose d'implant mammaire sans cicatrice sur les seins !

Implants mammaires : la voie axillaire en toute transparence !

Une intervention sans cicatrice visible sur les seins ?
Oui, c’est possible en passant par le creux de l’aisselle ; c’est une zone qui cicatrise particulièrement bien et par la suite, même les bras levés, on ne voit pas grand-chose…

Mais est-ce réellement plus « soft » comme intervention plutôt qu’en passant sous le sein ou par l’aréole ?
Oui, car une fois la peau passée et si on en a une grande habitude, on se trouve tout de suite dans l’espace où on va loger la prothèse mammaire entre les muscles grand et petit pectoral. Pas d’aréole délicate à traverser, pas de glande mammaire ni de muscle pectoral à inciser… Et puis, l’exposition au soleil torse nu est possible rapidement puisqu’il n’y a pas de cicatrice sur les seins….

Est-ce possible de mettre l’implant en avant du muscle, juste derrière la glande par cette voie axillaire ?
Oui c’est aussi très aisé si on en a l’habitude.
 
On entend souvent dire que la première implantation est possible par voie axillaire, mais que les remplacements ultérieurs ou les modifications ne le sont pas ?
C’est faux. Si votre chirurgien est un spécialiste de cette voie, il fera tout et toujours par cette petite voie d’abord « haut cachée » dans le creux de l’aisselle.
 
Les chirurgiens qui ne pratiquent pas cette voix d’abord disent que c’est plus douloureux en passant par l’aisselle. Est-ce vrai ? 
Absolument pas. Ce qui est douloureux dans la pose d’implants mammaires, c’est la première intervention quelle que soit la voie utilisée :  c’est la distension de la peau et du muscle qui fait mal les premiers jours. En effet, il y a moins de douleurs,  quelle que soit  la voie d’abord employée, quand l’implant est mis en avant du muscle, et les remplacements d’implants mammaires mêmes rétro-musculaires  ne sont pas douloureux car le muscle a déjà été distendu par la première intervention.
 
Certains disent que les implants sont mis pour la vie d’autres pour vingt ans… Qu’en est-il exactement ? 
C’est entièrement faux. Nous devons la vérité à nos patients : les prothèses mammaires subissent toutes une usure mécanique et dans le temps, le silicone subit des modifications physico-chimiques qui le fragilisent sous l’effet de nos enzymes, de nos cellules immunitaires pour lesquelles il est un corps étranger,  du pH des tissus environnants…. 
Toutes les prothèses qu’elles soient de genou, de  hanche ou valvulaire cardiaque… doivent être remplacées régulièrement tous les 10 ans à cause de l’usure. Il en est  de même pour les implants mammaires… 
 
Et si on souhaite le garder plus longtemps ? 
Au -delà de 10 ans, l’expérience montre que de nombreuses prothèses, et ce quelle que soit le fabricant, sont déjà en mauvais état. Il faut donc  les remplacer avant qu’elles ne deviennent poreuses ou ne se rompent car le gel de silicone contenu dans la prothèse mammaire est irritant pour les tissus, créant des réactions inflammatoires locales qui durcissent et déforment le sein, ou font gonfler les ganglions lymphatiques axillaires par inflammation due à la migration de silicone par la voie lymphatique. Il ne faut pas en arriver là mais anticiper en remplaçant de principe les implants mammaires après la dixième année.
 
Les surveiller par la simple radiographie régulièrement, ne permet-il pas de savoir quand les prothèses mammaires doivent être changées ?  
Le meilleur examen est la simple échographie mammaire qui voit dans quel état  est la paroi de la prothèse et le gel à l’intérieur, mieux que la mammographie ou l’IRM. 
Je préconise par sécurité une échographie mammaire tous les 2 ans car des ruptures précoces peuvent parfois être observées (traumatisme, efforts musculaires répétés, malfaçons de l’implant mammaire).
Mais attention il ne faut pas en arriver là, à ce que ce soit l’échographie qui nous dise qu’il y a un problème, car dans ce cas du silicone aura déjà diffusé autour de la prothèse dans la glande mammaire, dans les ganglions axillaires, et même s’il n’y a pas encore de signe clinique et si, en apparence, tout va encore bien, la réaction inflammatoire sera déjà initiée et les ennuis vont arriver même en changeant la prothèse mammaire. 
 
Alors si on comprend bien, l’intérêt de la voie axillaire est de ne pas avoir de cicatrice sur les seins mais aussi d’être moins agressif dans la pose des implants mammaires ? 
Oui mais tout ne se résume pas à cela. La voie axillaire permet des remplacements de prothèses mammaires répétées dans le temps (parce qu’il faut les changer tous les 10 ans), sans aucun inconvénient, alors que les cicatrices au niveau de l’aréole ou situées sous le sein donnent rapidement lieu à des rétractions qui déforment en creux l’aréole ou le galbe du pôle inférieur du sein et ces déformations sont quasiment définitives. Tout ceci alors que l’on peut repasser autant de fois que l’on veut et ce  sans inconvénient par le creux de l’aisselle pour poser et reposer des prothèses mammaires. 
 
La graisse, le Coleman des seins ? N’est-ce pas plus simple et plus définitif pour faire une augmentation mammaire avec sa propre graisse, c’est à dire un lipofilling des seins ? 
 
Oui c’est possible et nous le faisons régulièrement mais il faut savoir les choses suivantes : 
 
- Dans une seule séance, l’augmentation des volumes possible est limitée car pour que la greffe de graisse prenne, il faut injecter de fins « spaghettis » de graisse dans tous les plans en avant et en arrière de la glande mammaire, et quand tous les plans sont ainsi infiltrés, si on insiste, la graisse ressort, voire se détruit dans le sein avec des complications possibles après l’intervention. Si on a très peu de seins et que l’on veut une très bonne augmentation mammaire, il faudra plusieurs interventions séparées au minimum de cinq mois environ.
- Il faut avoir une bonne réserve de graisse sur le corps pour pouvoir la lipoaspirer et la transférer dans les seins. 
- Le sein sera essentiellement constitué de graisse, donc son volume sera amené à varier de façon plus importante avec les prises ou pertes de poids.
- Il existe toujours une inconnue : c’est la quantité qui va « prendre » après la greffe. Une perte de 10 à 40 % est fréquente. Le résultat obtenu après 5 mois est stable à poids égal dans le temps … ce qui a pris a pris ! 
- Par ailleurs, une surveillance régulière au long cours est nécessaire car la graisse contient des cellules souches, cellules embryonnaires qui peuvent se transformer en de multiples cellules différentes (nerveuses, musculaires, glandulaires…) et on ne sait pas à grande distance ce que ces cellules peuvent entrainer au contact des cellules glandulaires du sein. Les séries les plus anciennes ont 15 ans de recul et aucune incidence avec le cancer du sein n’est actuellement notée… Mais qu’en sera t-il à 30 ou 40 ans de recul ? 
- Enfin, la greffe de graisse peut donner des images radiologiques d’interprétation difficile et nécessite un suivi régulier dans le temps, si possible toujours par un même radiologue, hyper entrainé dans ce type de surveillance.

 
On a encore dit que le fait de passer par le creux de l’aisselle empêcherait en cas ultérieur de cancer du sein d’utiliser la technique du ganglion sentinelle, qui permet de savoir s’il y a une diffusion de la maladie aux ganglions axillaires pour éviter une ablation systématique  de ces ganglions ; qu’en est-il ? 
C’est entièrement faux et les spécialistes de la technique du ganglion sentinelle eux-mêmes le confirment, car la pose de prothèses mammaires par voie axillaire ne passe absolument pas par la zone lymphatique qui est bien plus en arrière : la pose d’implants mammaires est une intervention qui se fait au contact même du muscle grand pectoral, sous sa gaine, que ce soit dans la pose pré musculaire ou rétro-musculaire. 
Donc, la technique du ganglion sentinelle ne pose aucun problème après voie axillaire.
 
Donc, au total, vous ne voyez que des avantages à l’utilisation du creux de l’aisselle pour la pose ou la repose d’implants mammaires !
Oui, assurément : à condition que votre chirurgien soit bien habitué à l’utilisation de cette voie d’abord qui nécessite une bonne technicité, une bonne expérience et un matériel spécifique… et bien se rappeler « qu’il ne faut jamais l’exiger d’un chirurgien qui n’en aurait pas une grande expérience et qui serait réticent à l’exécuter ». 
 
 
Propos recueillis auprès du Docteur Christian MARINETTI, chirurgien plasticien à Marseille