Lipostructure des seins : augmentation mammaire par injection de graisse (lipofilling)


Augmentation mammaire par réinjection de la propre graisse du patient : lipofilling mammaire, liporemodelage des seins, lipostructure®, lipoplastie, technique de S. Coleman, transfert graisseux, lipomodelage

Le lipofilling mammaire est une opération de chirurgie esthétique des seins associé à la technique de transfert graisseux ou technique de Coleman.
Il est toujours possible d’utiliser le propre tissu graisseux du patient pour créer une augmentation de volume durable dans une autre partie du corps ou du visage (transfert graisseux).

Pour ce faire, on pratique une petite lipoaspiration (ventre, taille ou autre …); le tissu graisseux recueilli est purifié par centrifugation et immédiatement réinjecté à l’aide d’une fine canule en de multiples petits grains qui vont se revitaliser, se greffer et vivre dans ce nouveau site.

Cette technique pourrait être intéressante pour les augmentations de volume modérées, et par exemple, pour remplir un sein qui commence à se creuser sur son pôle supérieur…
Mais, alors qu’elle est couramment pratiquée au niveau du corps, le lipofilling des seins ne fait pas l’unanimité dans le corps médical.

En effet, au niveau du sein, le tissu greffé peut ne pas prendre en totalité et se détruire en partie avec une réaction inflammatoire locale.

Or, certains cancers du sein peuvent aussi présenter un aspect inflammatoire similaire et il est bien difficile cliniquement et radiologiquement de faire le diagnostic entre ces deux possibilités chez une patiente ayant eu une lipostructure® du sein !

Le Dr Christian MARINETTI pense donc qu’il est raisonnable de ne se servir de cette technique que « la main forcée », notamment en chirurgie réparatrice et en esthétique pure pour les augmentations de volume modérées, lorsqu´il existe une réserve d´excédent graisseux suffisante et avant 35 ans, en l´abscence d'antécédents familliaux de cancer du sein.

Pourquoi 35 ans?
parce que au delà la fréquence d´avoir en même temps un cancer du sein augmente de façon significative dans la population, avec le risque de faire des erreurs d´appréciation des images radiologiques!

 

Par ailleurs ,les équipes qui réalisent des greffes de graisse au niveau des seins depuis plus de 15 ans n´ont pas noté d´augmentation de la fréquence de cancers du sein chez les patientes ayant eu un lipofilling des seins, mais il est de règle d´effectuer pour les années à venir chez celles ci une surveillance clinique et radiologique régulière .
 

Augmentation mammaire par injections d’acide hyaluronique réticulé dans les seins, mais actuellement interdites depuis peu en France ( MACROLANE).

Le Macrolane® peut être injecté simplement en ambulatoire sous anesthésie locale mais obligatoirement par un chirurgien qualifié en chirurgie plastique réparatrice et esthétique car sa mise en place est délicate et nécessite de bonnes connaissances anatomiques et une bonne pratique de la chirurgie du sein. Pour plus de confort une analgésie  peut être associée réalisée par un anesthésiste qualifié.
Il faut refuser de se faire injecter du Macrolane au « cabinet de consultation » car ce geste requiert  la même sécurité environnementale et la même aseptie qu’une  opération ; une infection pourrait avoir des conséquences dramatiques

Le Macrolane® étant extrêmement épais doit être injecté derrière la .glande mammaire avec de longues canules ; un ou deux points d’entrée sous le sein de 1 à 2 mm sont suffisants.
Impression de pesanteur et de tension sont ressentis pendant quelques jours.

Ce geste chirurgical doit être obligatoirement  réalisé par des chirurgiens , ces professionnels ayant l’habitude de la manipulation des tissus humains et une parfaite connaissance anatomique du sein et du thorax : Il faut bien être conscient que ce geste qui consiste à introduire une canule de 20 cm de long entre la glande mammaire , le muscle grand pectoral et le thorax n’est pas à la portée du premier venu et ne doit pas être réalisé dans un simple cabinet médical !

Le Docteur Christian MARINETTI a pratiqué cette technique, mais avec certaines réserves:
En effet ,
o    les possibilités d’augmentation de volume sont très modérées,
o    le résultat est éphémère (moins de 2 ans)
o    le coût du produit est extrêmement élevé ; si bien que l’intervention initiale elle-même revient beaucoup plus chère que la pose d’implants ! …et il faudra régler toutes les réinjections ultérieures !
o    il n’existe pas, pour le moment, suffisamment de recul pour apprécier les conséquences à long terme de ces injections.

Le Dr Christian MARINETTI a toujours préfèré de loin la pose d’implants mammaires en gel de silicone par voie axillaire (petite cicatrice dans le creux de l’aisselle) ce qui évite toute cicatrice sur le sein.

Transferts graisseux "Boostés" au PRP

Dans le cadre du lipofilling (utilisation de la propre graisse du patient pour augmenter de façon relativement stable le volume d'une région du corps, technique encore appelée lipostructure (R) de Sydney Colman ou transfert de tissus adipeux autologue ou encore greffe de graisse) il est possible de favoriser et d'augmenter la prise de la greffe de graisse en la mixant avec du plasma riche en plaquettes (PRP) recueilli par une simple prise de sang chez le patient.

Cette utilisation du tissu graisseux Boostée au PRP peut se faire à tous les niveaux souhaités, et tout particulièrement au niveau des seins, des fesses et du visage. Le tissus graisseux doit être au préalable délicatement prélevé, décanté et filtré (procédé PureGraft).

Sur le plan pratique, l'intervention se déroule en ambulatoire sous anesthésie locale dans un bloc opératoire afin de pratiquer l’intervention en toute stérilité.
- Le premier temps consiste avec le procédé " PureGraft" à pratiquer une douce lipoaspiration (sur le ventre , les cuisses, les genoux, et autres zones ...) et à préparer la graisse recueillie qui va être réinjectée (décantation, lavage, filtration).
- Le deuxième temps consiste à réaliser une banale prise de sang chez le patient (20 cc). Le sang est analysé sur place pour apprécier le nombre de plaquettes contenu par mm3, il est placé ensuite dans un kit spécifique à haut rendement de concentration plaquettaire, une centrifugation de quelques minutes permet d'isoler un concentré pur de plaquettes sanguines (concentration de 2 à 3 fois).
A partir de 20 cc de sang on obtient environ 9 cc de PRP.
Une deuxième analyse sur place immédiate permet d'apprécier le taux de concentration plaquettaire obtenu et le nombre de plaquettes qui vont être transférées (entre 2 et 3 milliards habituellement).

Graisse et PRP sont mélangés et injectés avec de très fines canules.

Il faut rappeler que les plaquettes sanguines sont de petits cylindres renfermant des facteurs de croissance tissulaire. Le rôle de la plaquette est double par exemple en cas de plaie accidentelle :
- Le 1er est d'assurer l'hémostase avant même la formation du caillot (c'est la fonction d'agréabilité plaquettaire, celles ci s'agglutinent entre elles et bouchent les petits vaisseaux qui saignent);
- le second rôle est de favoriser la cicatrisation de la plaie en libérant sur place ces fameux facteurs de croissance qu'elles contiennent.

Les vertus régénérantes du PRP sont maintenant connues et utilisées non seulement en chirurgie plastique, mais aussi en rhumatologie (injections intra articulaires dans l'arthrose), en chirurgie orthopédique pour renforcer la consolidation après rupture du tendon d'Achille par exemple, en chirurgie maxillo- faciale ou en médecine vétérinaire (traitement des tendinites des chevaux de course).

Nous nous en servons également fréquemment aujourd’hui pour lutter contre la calvitie chez l'homme comme chez la femme par des injections directes dans le cuir chevelu afin de stimuler les bulbes capillaires.