« Notre expérience sur 20 Ans de Pratique Exclusive de la Chirurgie Plastique Réparatrice et Esthétique »
Informations complémentaires & Questions habituelles
Activités sportives
« Je suis très musclée, je fais beaucoup de sport: faut-il des prothèses mammaires devant ou derrière le muscle ?»
Si ce sont les pectoraux qui sont très musclés, il vaut mieux mettre l’implant devant ce muscle, à condition que vous ne soyez pas trop mince… ce qui est souvent le cas chez les sportives.
Chez les sportifs de haut niveau, très minces et très musclés, il faut savoir refuser l’intervention. (cf § précédent)
« Quand pourrai-je reprendre le sport ? »
· Pour faire travailler le bas du corps, il n’y a pas de problème, sauf pour le footing qui secoue beaucoup la poitrine : pour courir, il faut bien attendre 2 mois et bloquer la poitrine (uniquement pendant la course) avec un soutien gorge de sport bien serré. Le risque : c’est l’inflammation des tissus situés au contact de la prothèse avec augmentation de volume du sein, douleurs…etc.
· Pour « faire travailler le haut du corps » :
- si l’implant mammaire est pré musculaire, attendre environ 1 mois, si par contre il est rétro musculaire, attendre plus de 3 mois.
- effectuez une reprise progressive de l’activité musculaire.
« Pourrai-je effectuer tous les sports ? »
Si votre implant mammaire est rétromusculaire, il faudra être prudente et éviter les mouvements et sports qui provoquent une forte contraction des pectoraux (ski nautique, body-bulding pectoral utilisant des « machines », escalade…etc). Le risque est le déplacement de l’implant.
Age
«A partir de quel âge peut-on se faire poser des prothèses mammaires? »
· Il faut que la morphologie du corps soit bien établie, que la puberté soit largement terminée et que les glandes mammaires aient atteint leur développement définitif.
· Il ne faut pas cependant trop se presser… et laisser passer « la crise d’adolescence » pour que le psychisme soit suffisamment structuré et la demande bien réelle.
L’âge de 17 ans parait un minimum.
« Ne suis-je pas trop âgée pour me faire poser des prothèses mammaires ? »
L’âge n’est pas un élément déterminant si vous êtes en bonne santé et que votre sein n’est pas trop détendu.
Choix du volume
« Comment le chirurgien va-t-il choisir le volume de la prothèse mammaire dont j’ai besoin ? »
Avant tout, voici des chiffres et des lettres à connaître :
- le « tour de poitrine » (mesuré en cm = 80 – 85 – 90 ……) traduit plus le volume de la cage thoracique que celui du sein : on peut avoir un 90 et un petit sein si le thorax est volumineux…. Ou un 85 et des gros seins si le thorax est plus réduit.
- Le volume du sein est plus traduit par la profondeur de bonnet :
A = Très petit
B = Petit / moyen
C = Moyen / gros
D = gros
… etc
Dans la perspective d’une augmentation de volume des seins, c’est plus la profondeur du bonnet qu’il faut considérer que le périmètre thoracique.
Le volume est fonction de votre désir et il faut que vous sachiez l’exprimer à votre chirurgien :
· dire et montrer ce que vous souhaitez
· donner une taille de bonnet souhaitée
· apporter des photos de magazines, montrant des seins nus dont la forme et le volume vous plairaient pour vous-même
· l’évaluation par mise en place d’un implant dans votre soutien gorge n’est pas très précise.
Le volume est fonction aussi de votre morphologie : l’important est d’obtenir une harmonie avec votre corps en tenant compte des éléments suivants :
· taille
· carrure
· épaisseur de la peau
· largeur de la glande existante
· largeur du thorax
Le chirurgien choisira une prothèse mammaire dont la base correspond à votre thorax (base large si thorax important, petite base si petite cage thoracique…) et c’est la projection, c´est-à-dire « l’épaisseur de la prothèse » qui sera déterminée par la profondeur du bonnet désiré (voir schéma ci-dessus).
Maternité
« Pourrai-je porter mes enfants tout de suite après l’intervention ? »
Ce sera difficile (douleurs) au moins pendant les dix premiers jours ; prévoyez de vous faire aider.
« Combien de temps après l’intervention puis-je être enceinte ? et cela pose t-il un problème ? »
Cela ne pose pas de problème particulier, mais si vous pensez être prochainement enceinte, il vaut beaucoup mieux avoir votre enfant d’abord… et voir ensuite : en effet, le sein peut changer beaucoup après une grossesse, en volume (en plus ou en moins), en forme, en tonicité...etc et les prothèses posées risquent de ne plus convenir aux besoins.
Toute poitrine, opérée ou pas, peut être abîmée par une grossesse ; la prothèse, à condition de ne pas être trop grosse, n’est pas vraiment responsable.
« Quelles précautions prendre pendant la grossesse ? »
Contrôler son poids, soutenir ses seins, utiliser des crèmes protectrices.
« Peut-on allaiter en ayant des prothèses mammaires ? »
Oui, l’implant ne pose pas de problème pour cela mais limiter la durée de l’allaitement car un sein qui reste trop longtemps distendu aura plus de difficultés pour revenir à son état antérieur et risque de rester déformé, qu’il y ait ou pas une prothèse.
« Les prothèses mammaires peuvent-elles entraîner des vergetures ? »
En principe non ; mais il vaut mieux éviter les augmentations de volume trop importantes.
« J’ai des vergetures sur les seins, que vont-elles devenir ? »
Elles ne vont pas augmenter en principe, elles ne vont pas disparaître… elles peuvent être visuellement atténuées car étalées et étirées.
« Depuis mon accouchement, mes seins sont restés vides et mous, puis-je mettre en place des prothèses ? »
Oui, s’ils ne sont pas trop distendus, ce qui nécessiterait une plastie mammaire avec ou sans implants selon votre désir d’augmentation de volume.
« Combien de temps faut-il attendre après l’accouchement pour se faire poser des implants mammaires ? »
Il faut laisser le temps aux tissus et à la glande mammaire de revenir à la normale. Un délai de 8 mois parait raisonnable.
Morphologie
« Je suis très plate, je voudrais un bonnet C ou D, est-ce possible ? »
Le chirurgien essayera de mettre une prothèse mammaire ayant un volume le plus proche de ce que vous souhaitez, mais tout va dépendre de l’extensibilité des tissus, notamment du pôle inférieur du sein : si l’on met plus gros que possible, la prothèse va être refoulée vers le haut et gonfler inesthétiquement le pôle supérieur du sein.
On pourra, si souhaité, mettre une autre prothèse mammaire plus volumineuse quelques années plus tard, après détente progressive spontanée de la peau du sein.
« Je suis très maigre, puis-je avoir des prothèses mammaires ? »
Oui, en position rétro musculaire pour diminuer la visibilité des contours de la prothèse et de volume modéré pour garder une harmonie avec les tissus voisins.
« J’ai une petite taille, ai-je intérêt à avoir une grosse poitrine ? »
Ce n’est pas souhaitable, car votre poitrine va alors alourdir votre silhouette.
« J’ai un petit thorax, je voudrais de gros seins, est-ce possible ? »
La base des implants, donc leur volume, va être limitée par la surface thoracique disponible.
« Mes seins sont écartés et je voudrais les rapprocher »
L’implant mammaire doit être positionné symétriquement de part et d’autre de l’aréole et la position de celle-ci n’est pas modifiable : les seins resteront écartés même s’il est possible de tricher un peu en décalant modérément en dedans la position de l’implant.
« Mes seins sont différents, en forme et/ou en volume et/ou en hauteur, mon thorax est creux (ou bombé), et plus ou moins asymétrique, que peut-on faire ? »
Ce problème est assez souvent rencontré ; il est possible d’améliorer la symétrie et l’aspect global en utilisant des implants différents à droite et à gauche, en forme (profil haut, moyen ou bas) et en volume.
« Ma glande mammaire est petite et occupe une petite surface, que peut-on faire ? »
Position rétro musculaire pour estomper les contours de la prothèse.
« Je ne veux pas grossir mes seins, mais seulement remplir le creux qui est apparu dessus »
Il est possible de mettre en place de petites prothèses mammaires, juste pour combler ce creux.
« Mes seins se sont vidés et tombent : que peut-on faire avec des prothèses mammaires ? »
- Si le relâchement n’est pas trop important, la mise en place d’implants mammaires remplit le sein et donne l’illusion qu’il est plus haut : les prothèses ne font pas réellement remonter le sein !
Pour éviter un bombement du pôle supérieur, car la glande et la peau relâchées passent par-dessus la prothèse, on préfère dans ce cas utiliser un implant « anatomique » qui est plus mince au niveau de son pôle supérieur et le mettre devant le muscle pour qu’il accompagne mieux le sein.
- Si le relâchement est trop important, le résultat ne sera pas beau, avec un bombement du pôle supérieur du sein. Dans ce cas, il faut réaliser en même temps un lifting du sein c´est-à-dire une plastie mammaire qui va remodeler et retendre la peau et la glande et remonter l’aréole, mais va nécessiter des cicatrices sur le sein (autour de l’aréole, verticale et parfois horizontale sous le sein).
- Dans certains cas « limites » le lifting du sein, s’il s’avère secondairement nécessaire pourra être réalisé dans un deuxième temps, plusieurs mois après la pose simple des implants. En effet, il peut être difficile d’apprécier le résultat esthétique pendant l’intervention car la patiente est allongée, et ceci même en relevant à 60° le dossier de la table d’intervention : l’aspect n’est pas celui qu’on observe à la verticale devant le miroir!
Par ailleurs, il existe souvent une amélioration spontanée de l’aspect esthétique dans les mois qui suivent l’intervention.
Enfin, certaines patientes souhaitent légitimement tenter d’éviter au maximum les cicatrices et voir elle-même le résultat pour juger de la nécessité d’un lifting du sein, c´est-à-dire de la nécessité des cicatrices.
« Que se passe-t-il si je maigri ou grossi ? »
Le sein va plus ou moins varier de volume en fonction de l’importance du tissu graisseux contenu dans votre glande.
« J’ai déjà de grosses prothèses mammaires et je voudrais encore plus gros ! »
Réfléchissez bien :
- Le port de grosses prothèses mammaires n’est pas sans inconvénients : gène de par le poids, gène de par le volume lors des mouvements, chute plus rapide et déformation du sein au cours des années…
- Par ailleurs, il faut se préserver de cette « course en avant » : certaines femmes s’habituent à leur nouveau volume au point de finalement le trouver petit au bout de quelque temps alors qu’il n’en est rien ! et finissent par se faire faire des seins « monstrueux » ; il faut s’en garder !
D’autre part, ce besoin d’avoir des seins toujours plus gros peut traduire un mal être, un problème psychologique que l’on a du mal à analyser soi- même (c’est une « dysmorphophobie ») et ce n’est pas en se faisant réopérer qu’on va régler le problème ! Le recours à un psychologue est alors très souhaitable.
Questions diverses
« Je suis très complexée depuis toujours, je pense à l’intervention depuis longtemps… mais j’hésite… qu’en pensez-vous ? »
Si votre besoin et votre désir sont intenses, faites l’intervention ; elle vous apportera beaucoup de satisfactions physiques et psychologiques, suffisamment pour compenser des inconvénients indiscutables (risques de coques, d’autres complications, obligation de remplacement des implants…).
Par contre, si la pose d’implant est pour vous « une idée en l’air »… une « simple coquetterie » pas très importante, patientez et réfléchissez.
« J’ai déjà des prothèses mammaires et je veux les changer : est-ce douloureux ? »
Qu’il s’agisse de remplacer des implants mammaires en gel de silicone déjà anciens, ou des implants contenant du sérum physiologique qui plissent, ou qu’il s’agisse de mettre des implants plus gros, cette intervention est beaucoup moins douloureuse que la première car la distension des tissus est déjà faite. Une exception : si vos implants mammaires étaient pré musculaires et sont remplacés par des implants rétro musculaires, les douleurs post-opératoires ne sont pas moins importantes.
« J’ai des implants au sérum physiologique, quand faut-il les changer ? »
Si tout va bien, il n’y a aucune obligation de date, vous pouvez les garder tant qu’ils ne se dégonflent pas, mais leur durée de vie dépasse rarement 10 ans.
« Vaut-il mieux utiliser aujourd’hui des implants mammaires contenant du sérum physiologique ou du silicone ? le silicone n’est-il pas dangereux pour la santé ? »
- Les 5 années d’utilisation obligatoire du sérum physiologique ont montré qu’il présentait de vrais inconvénients : présence de plis et gondolages perceptibles et visibles, dégonflements soudains, parfois précoces ! (quelques mois), obligeant à re-intervenir.
- D’importants progrès ont été faits concernant les implants contenant un gel de silicone autorisés actuellement : gel cohésif ne s’écoulant pas en cas de rupture, parois de la prothèse plus épaisses et plus étanches, limitant la transsudation du silicone.
- Par ailleurs, aucune recherche n’a pu à ce jour mettre en évidence de maladies particulières dues au silicone.
- Si l’on respecte la durée de validité des implants en gel de silicone, (à préciser dans les années à venir, mais qui sera probablement supérieure à 10 ans) les risques sont limités : ces risques sont en rapport avec la diffusion du gel de silicone à travers une membrane vieillie et poreuse : réactions inflammatoires loco régionales, migration…etc.
Donc sans hésitation possible, il faut poser aujourd’hui des implants mammaires contenant du gel de silicone et ne plus poser d’implants contenant du sérum physiologique.
« J’ai des implants mammaires au sérum physiologique et l’un vient de se dégonfler : faut-il changer les deux ? »
Oui, car l’autre risque de fuir aussi à brève échéance.
« Peut-on par la suite supprimer les prothèses mammaires et ne plus en remettre ? »
Si vous êtes encore jeune, avec une peau rétractile et que les prothèses n’étaient pas très grosses, c’est faisable, au prix peut-être d’un sein un peu moins tonique.
Dans les autres cas, il faudra en même temps enlever les prothèses et effectuer une plastie mammaire pour retendre les seins.
« Comment vieillissent les seins ayant des prothèses mammaires? »
En se relâchant progressivement, l’aréole et la glande glissent vers le bas par-dessus la prothèse, et cette dernière entraîne un bombement du pôle supérieur du sein.
Ce bombement est plus important quand les prothèses sont rétro musculaires mais survient plus tardivement.
« Les prothèses mammaires peuvent-elles donner un cancer du sein ? »
Non, dans les connaissances actuelles.
« Les prothèses mammaires peuvent-elles gêner la surveillance du sein ? »
Pas vraiment ; elles imposent au clinicien et au radiologue des manœuvres particulières qui permettent toutefois une bonne exploration de la glande.
« J’ai une mastose douloureuse, de nombreux kystes et nodules récidivants, puis-je avoir des prothèses mammaires ? »
Ca ne serait pas raisonnable avec risques de majoration des douleurs, difficultés d’ablation des nodules…etc.
« L’assurance maladie peut-elle participer financièrement à la pose d’implants mammaires ? »
La législation ne prévoit qu’une seule éventualité : en cas d’amastie, c´est-à-dire d’absence totale congénitale de glande mammaire, ce qui est rarissime.
Donc, hors mis dans ce cas, ne pas espérer de prise en charge ; les contrôles sont aujourd’hui systématiques et des poursuites peuvent être envisagées.
Informations complémentaires & Questions habituelles
Activités sportives
« Je suis très musclée, je fais beaucoup de sport: faut-il des prothèses mammaires devant ou derrière le muscle ?»
Si ce sont les pectoraux qui sont très musclés, il vaut mieux mettre l’implant devant ce muscle, à condition que vous ne soyez pas trop mince… ce qui est souvent le cas chez les sportives.
Chez les sportifs de haut niveau, très minces et très musclés, il faut savoir refuser l’intervention. (cf § précédent)
« Quand pourrai-je reprendre le sport ? »
· Pour faire travailler le bas du corps, il n’y a pas de problème, sauf pour le footing qui secoue beaucoup la poitrine : pour courir, il faut bien attendre 2 mois et bloquer la poitrine (uniquement pendant la course) avec un soutien gorge de sport bien serré. Le risque : c’est l’inflammation des tissus situés au contact de la prothèse avec augmentation de volume du sein, douleurs…etc.
· Pour « faire travailler le haut du corps » :
- si l’implant mammaire est pré musculaire, attendre environ 1 mois, si par contre il est rétro musculaire, attendre plus de 3 mois.
- effectuez une reprise progressive de l’activité musculaire.
« Pourrai-je effectuer tous les sports ? »
Si votre implant mammaire est rétromusculaire, il faudra être prudente et éviter les mouvements et sports qui provoquent une forte contraction des pectoraux (ski nautique, body-bulding pectoral utilisant des « machines », escalade…etc). Le risque est le déplacement de l’implant.
Age
«A partir de quel âge peut-on se faire poser des prothèses mammaires? »
· Il faut que la morphologie du corps soit bien établie, que la puberté soit largement terminée et que les glandes mammaires aient atteint leur développement définitif.
· Il ne faut pas cependant trop se presser… et laisser passer « la crise d’adolescence » pour que le psychisme soit suffisamment structuré et la demande bien réelle.
L’âge de 17 ans parait un minimum.
« Ne suis-je pas trop âgée pour me faire poser des prothèses mammaires ? »
L’âge n’est pas un élément déterminant si vous êtes en bonne santé et que votre sein n’est pas trop détendu.
Choix du volume
« Comment le chirurgien va-t-il choisir le volume de la prothèse mammaire dont j’ai besoin ? »
Avant tout, voici des chiffres et des lettres à connaître :
- le « tour de poitrine » (mesuré en cm = 80 – 85 – 90 ……) traduit plus le volume de la cage thoracique que celui du sein : on peut avoir un 90 et un petit sein si le thorax est volumineux…. Ou un 85 et des gros seins si le thorax est plus réduit.
- Le volume du sein est plus traduit par la profondeur de bonnet :
A = Très petit
B = Petit / moyen
C = Moyen / gros
D = gros
… etc
Dans la perspective d’une augmentation de volume des seins, c’est plus la profondeur du bonnet qu’il faut considérer que le périmètre thoracique.
Le volume est fonction de votre désir et il faut que vous sachiez l’exprimer à votre chirurgien :
· dire et montrer ce que vous souhaitez
· donner une taille de bonnet souhaitée
· apporter des photos de magazines, montrant des seins nus dont la forme et le volume vous plairaient pour vous-même
· l’évaluation par mise en place d’un implant dans votre soutien gorge n’est pas très précise.
Le volume est fonction aussi de votre morphologie : l’important est d’obtenir une harmonie avec votre corps en tenant compte des éléments suivants :
· taille
· carrure
· épaisseur de la peau
· largeur de la glande existante
· largeur du thorax
Le chirurgien choisira une prothèse mammaire dont la base correspond à votre thorax (base large si thorax important, petite base si petite cage thoracique…) et c’est la projection, c´est-à-dire « l’épaisseur de la prothèse » qui sera déterminée par la profondeur du bonnet désiré (voir schéma ci-dessus).
Maternité
« Pourrai-je porter mes enfants tout de suite après l’intervention ? »
Ce sera difficile (douleurs) au moins pendant les dix premiers jours ; prévoyez de vous faire aider.
« Combien de temps après l’intervention puis-je être enceinte ? et cela pose t-il un problème ? »
Cela ne pose pas de problème particulier, mais si vous pensez être prochainement enceinte, il vaut beaucoup mieux avoir votre enfant d’abord… et voir ensuite : en effet, le sein peut changer beaucoup après une grossesse, en volume (en plus ou en moins), en forme, en tonicité...etc et les prothèses posées risquent de ne plus convenir aux besoins.
Toute poitrine, opérée ou pas, peut être abîmée par une grossesse ; la prothèse, à condition de ne pas être trop grosse, n’est pas vraiment responsable.
« Quelles précautions prendre pendant la grossesse ? »
Contrôler son poids, soutenir ses seins, utiliser des crèmes protectrices.
« Peut-on allaiter en ayant des prothèses mammaires ? »
Oui, l’implant ne pose pas de problème pour cela mais limiter la durée de l’allaitement car un sein qui reste trop longtemps distendu aura plus de difficultés pour revenir à son état antérieur et risque de rester déformé, qu’il y ait ou pas une prothèse.
« Les prothèses mammaires peuvent-elles entraîner des vergetures ? »
En principe non ; mais il vaut mieux éviter les augmentations de volume trop importantes.
« J’ai des vergetures sur les seins, que vont-elles devenir ? »
Elles ne vont pas augmenter en principe, elles ne vont pas disparaître… elles peuvent être visuellement atténuées car étalées et étirées.
« Depuis mon accouchement, mes seins sont restés vides et mous, puis-je mettre en place des prothèses ? »
Oui, s’ils ne sont pas trop distendus, ce qui nécessiterait une plastie mammaire avec ou sans implants selon votre désir d’augmentation de volume.
« Combien de temps faut-il attendre après l’accouchement pour se faire poser des implants mammaires ? »
Il faut laisser le temps aux tissus et à la glande mammaire de revenir à la normale. Un délai de 8 mois parait raisonnable.
Morphologie
« Je suis très plate, je voudrais un bonnet C ou D, est-ce possible ? »
Le chirurgien essayera de mettre une prothèse mammaire ayant un volume le plus proche de ce que vous souhaitez, mais tout va dépendre de l’extensibilité des tissus, notamment du pôle inférieur du sein : si l’on met plus gros que possible, la prothèse va être refoulée vers le haut et gonfler inesthétiquement le pôle supérieur du sein.
On pourra, si souhaité, mettre une autre prothèse mammaire plus volumineuse quelques années plus tard, après détente progressive spontanée de la peau du sein.
« Je suis très maigre, puis-je avoir des prothèses mammaires ? »
Oui, en position rétro musculaire pour diminuer la visibilité des contours de la prothèse et de volume modéré pour garder une harmonie avec les tissus voisins.
« J’ai une petite taille, ai-je intérêt à avoir une grosse poitrine ? »
Ce n’est pas souhaitable, car votre poitrine va alors alourdir votre silhouette.
« J’ai un petit thorax, je voudrais de gros seins, est-ce possible ? »
La base des implants, donc leur volume, va être limitée par la surface thoracique disponible.
« Mes seins sont écartés et je voudrais les rapprocher »
L’implant mammaire doit être positionné symétriquement de part et d’autre de l’aréole et la position de celle-ci n’est pas modifiable : les seins resteront écartés même s’il est possible de tricher un peu en décalant modérément en dedans la position de l’implant.
« Mes seins sont différents, en forme et/ou en volume et/ou en hauteur, mon thorax est creux (ou bombé), et plus ou moins asymétrique, que peut-on faire ? »
Ce problème est assez souvent rencontré ; il est possible d’améliorer la symétrie et l’aspect global en utilisant des implants différents à droite et à gauche, en forme (profil haut, moyen ou bas) et en volume.
« Ma glande mammaire est petite et occupe une petite surface, que peut-on faire ? »
Position rétro musculaire pour estomper les contours de la prothèse.
« Je ne veux pas grossir mes seins, mais seulement remplir le creux qui est apparu dessus »
Il est possible de mettre en place de petites prothèses mammaires, juste pour combler ce creux.
« Mes seins se sont vidés et tombent : que peut-on faire avec des prothèses mammaires ? »
- Si le relâchement n’est pas trop important, la mise en place d’implants mammaires remplit le sein et donne l’illusion qu’il est plus haut : les prothèses ne font pas réellement remonter le sein !
Pour éviter un bombement du pôle supérieur, car la glande et la peau relâchées passent par-dessus la prothèse, on préfère dans ce cas utiliser un implant « anatomique » qui est plus mince au niveau de son pôle supérieur et le mettre devant le muscle pour qu’il accompagne mieux le sein.
- Si le relâchement est trop important, le résultat ne sera pas beau, avec un bombement du pôle supérieur du sein. Dans ce cas, il faut réaliser en même temps un lifting du sein c´est-à-dire une plastie mammaire qui va remodeler et retendre la peau et la glande et remonter l’aréole, mais va nécessiter des cicatrices sur le sein (autour de l’aréole, verticale et parfois horizontale sous le sein).
- Dans certains cas « limites » le lifting du sein, s’il s’avère secondairement nécessaire pourra être réalisé dans un deuxième temps, plusieurs mois après la pose simple des implants. En effet, il peut être difficile d’apprécier le résultat esthétique pendant l’intervention car la patiente est allongée, et ceci même en relevant à 60° le dossier de la table d’intervention : l’aspect n’est pas celui qu’on observe à la verticale devant le miroir!
Par ailleurs, il existe souvent une amélioration spontanée de l’aspect esthétique dans les mois qui suivent l’intervention.
Enfin, certaines patientes souhaitent légitimement tenter d’éviter au maximum les cicatrices et voir elle-même le résultat pour juger de la nécessité d’un lifting du sein, c´est-à-dire de la nécessité des cicatrices.
« Que se passe-t-il si je maigri ou grossi ? »
Le sein va plus ou moins varier de volume en fonction de l’importance du tissu graisseux contenu dans votre glande.
« J’ai déjà de grosses prothèses mammaires et je voudrais encore plus gros ! »
Réfléchissez bien :
- Le port de grosses prothèses mammaires n’est pas sans inconvénients : gène de par le poids, gène de par le volume lors des mouvements, chute plus rapide et déformation du sein au cours des années…
- Par ailleurs, il faut se préserver de cette « course en avant » : certaines femmes s’habituent à leur nouveau volume au point de finalement le trouver petit au bout de quelque temps alors qu’il n’en est rien ! et finissent par se faire faire des seins « monstrueux » ; il faut s’en garder !
D’autre part, ce besoin d’avoir des seins toujours plus gros peut traduire un mal être, un problème psychologique que l’on a du mal à analyser soi- même (c’est une « dysmorphophobie ») et ce n’est pas en se faisant réopérer qu’on va régler le problème ! Le recours à un psychologue est alors très souhaitable.
Questions diverses
« Je suis très complexée depuis toujours, je pense à l’intervention depuis longtemps… mais j’hésite… qu’en pensez-vous ? »
Si votre besoin et votre désir sont intenses, faites l’intervention ; elle vous apportera beaucoup de satisfactions physiques et psychologiques, suffisamment pour compenser des inconvénients indiscutables (risques de coques, d’autres complications, obligation de remplacement des implants…).
Par contre, si la pose d’implant est pour vous « une idée en l’air »… une « simple coquetterie » pas très importante, patientez et réfléchissez.
« J’ai déjà des prothèses mammaires et je veux les changer : est-ce douloureux ? »
Qu’il s’agisse de remplacer des implants mammaires en gel de silicone déjà anciens, ou des implants contenant du sérum physiologique qui plissent, ou qu’il s’agisse de mettre des implants plus gros, cette intervention est beaucoup moins douloureuse que la première car la distension des tissus est déjà faite. Une exception : si vos implants mammaires étaient pré musculaires et sont remplacés par des implants rétro musculaires, les douleurs post-opératoires ne sont pas moins importantes.
« J’ai des implants au sérum physiologique, quand faut-il les changer ? »
Si tout va bien, il n’y a aucune obligation de date, vous pouvez les garder tant qu’ils ne se dégonflent pas, mais leur durée de vie dépasse rarement 10 ans.
« Vaut-il mieux utiliser aujourd’hui des implants mammaires contenant du sérum physiologique ou du silicone ? le silicone n’est-il pas dangereux pour la santé ? »
- Les 5 années d’utilisation obligatoire du sérum physiologique ont montré qu’il présentait de vrais inconvénients : présence de plis et gondolages perceptibles et visibles, dégonflements soudains, parfois précoces ! (quelques mois), obligeant à re-intervenir.
- D’importants progrès ont été faits concernant les implants contenant un gel de silicone autorisés actuellement : gel cohésif ne s’écoulant pas en cas de rupture, parois de la prothèse plus épaisses et plus étanches, limitant la transsudation du silicone.
- Par ailleurs, aucune recherche n’a pu à ce jour mettre en évidence de maladies particulières dues au silicone.
- Si l’on respecte la durée de validité des implants en gel de silicone, (à préciser dans les années à venir, mais qui sera probablement supérieure à 10 ans) les risques sont limités : ces risques sont en rapport avec la diffusion du gel de silicone à travers une membrane vieillie et poreuse : réactions inflammatoires loco régionales, migration…etc.
Donc sans hésitation possible, il faut poser aujourd’hui des implants mammaires contenant du gel de silicone et ne plus poser d’implants contenant du sérum physiologique.
« J’ai des implants mammaires au sérum physiologique et l’un vient de se dégonfler : faut-il changer les deux ? »
Oui, car l’autre risque de fuir aussi à brève échéance.
« Peut-on par la suite supprimer les prothèses mammaires et ne plus en remettre ? »
Si vous êtes encore jeune, avec une peau rétractile et que les prothèses n’étaient pas très grosses, c’est faisable, au prix peut-être d’un sein un peu moins tonique.
Dans les autres cas, il faudra en même temps enlever les prothèses et effectuer une plastie mammaire pour retendre les seins.
« Comment vieillissent les seins ayant des prothèses mammaires? »
En se relâchant progressivement, l’aréole et la glande glissent vers le bas par-dessus la prothèse, et cette dernière entraîne un bombement du pôle supérieur du sein.
Ce bombement est plus important quand les prothèses sont rétro musculaires mais survient plus tardivement.
« Les prothèses mammaires peuvent-elles donner un cancer du sein ? »
Non, dans les connaissances actuelles.
« Les prothèses mammaires peuvent-elles gêner la surveillance du sein ? »
Pas vraiment ; elles imposent au clinicien et au radiologue des manœuvres particulières qui permettent toutefois une bonne exploration de la glande.
« J’ai une mastose douloureuse, de nombreux kystes et nodules récidivants, puis-je avoir des prothèses mammaires ? »
Ca ne serait pas raisonnable avec risques de majoration des douleurs, difficultés d’ablation des nodules…etc.
« L’assurance maladie peut-elle participer financièrement à la pose d’implants mammaires ? »
La législation ne prévoit qu’une seule éventualité : en cas d’amastie, c´est-à-dire d’absence totale congénitale de glande mammaire, ce qui est rarissime.
Donc, hors mis dans ce cas, ne pas espérer de prise en charge ; les contrôles sont aujourd’hui systématiques et des poursuites peuvent être envisagées.