« Notre expérience sur 20 Ans de Pratique Exclusive de la Chirurgie Plastique Réparatrice et Esthétique »

Informations complémentaires & Questions habituelles

Combien de temps dure une lipoaspiration ?

selon l’importance : de 30 mn à 3 heures

 

Combien peut-on enlever au maximum par séance et peut on traiter plusieurs zones en même temps ?

La règle est ne pas dépasser 3 litres de graisse environ par séance pour limiter les risques de complications (oedèmes, phlébites, diminution des globules rouges, déséquilibre hydroélectrolytique…). Il vaut mieux si le volume global à enlever est trop important, limiter pour la première séance le nombre de zones à traiter, mais traiter complètement les zones retenues pour ne plus avoir « à y revenir ».


Quels délais respecter entre 2 séances de lipoaspiration ?

2 à 3 mois


Quel type d’anesthésie doit-on utiliser ?

Le plus souvent l’anesthésie générale (c’est plus confortable),
Parfois l’anesthésie locale avec analgésie (on est « à moitié endormi… » pour les petites lipoaspirations).


Peut-on sortir de la clinique dans la journée ?

Oui, mais si nécessaire et notamment dans les lipoaspirations importantes, il vaut mieux passer une nuit à la clinique.


A quel âge faut-il faire une lipoaspiration ?

S’il s’agit d’une surcharge congénitale localisée c’est à dire apparu très tôt dès la fin de la puberté, il faut faire cette lipoaspiration le plus tôt possible pour que la peau n’en conserve pas la mémoire. Plus la peau est jeune, meilleure sera sa rétraction. Par ailleurs, une silhouette améliorée permettra au mieux un bon développement psychologique et évitera l’apparition de complexes.


Que va devenir l’excédent de la peau après lipoaspiration ? : « ne suis-je pas trop âgée pour avoir un bon résultat ? »

Comme nous l’avons vu ci-dessus, il y a toujours et heureusement un certain degré de rétraction cutanée après lipoaspiration ; cette rétraction est favorisée par le port de la gaine de contention après l’intervention.
Plus la peau est jeune et élastique, mieux elle se rétractera. Le degré de rétraction de la peau dépend aussi de l’importance de l’apparition du tissus fibreux cicatriciel rétractile qui va s’installer dans la zone traitée ; cette fibrose est indépendante de l’âge et varie d’un patient à l’autre ; le chirurgien la provoque au mieux en réalisant en complément une lipoaspiration « superficielle » en passant régulièrement sur toute la zone la canule de lipoaspiration au ras du derme.
Avec le temps qui passe et le vieillissement, il ne faut pas laisser la graisse alourdir la peau car le revêtement cutané étant de moins en moins tonique va se laisser déformer : la peau « tient de moins en moins bien sa graisse » et les bourrelets et « tabliers » s’installent. Même si on a un certain âge, il vaut mieux faire une lipoaspiration.

Si la rétraction retend suffisamment la peau et que l’on est satisfait, on en restera là, sinon il faudra, dans certaines localisation où on peut facilement cacher la cicatrice, faire un lifting cutané, c´est-à-dire retirer l’excédent de peau (lifting du ventre, lifting des cuisses internes, lifting des bras, lifting du cou…).
Dans le cas où l’excédent de peau parait d’emblée trop important, un lifting cutané pourra d’ailleurs être proposé dans la même séance.
La peau se rétracte souvent très bien après lipoaspiration au niveau des cuisses internes et également des fesses mais aussi au niveau du ventre, évitant souvent la plastie abdominale.
Lorsque l’on traite une culotte de cheval, il est très important de bien apprécier ce qui revient à l’excédent de graisse (qu’on pourra aspirer) et à l’excédent de peau souvent provoqué par la chute de la fesse (hypotonie fessière) : dans tous les cas de culotte de cheval, on pratique une lipoaspiration superficielle de toute la fesse et de la cuisse postérieure pour favoriser la rétraction cutané et la remontée de la fesse.
La musculation fessière avant et après l’intervention est toujours indiquée (activité physique spécifique, stimulation électrique…).
Il est à préciser, que pour apprécier la surcharge graisseuse réelle d’un tissu, il ne faut pas le saisir en masse à pleine main : on aura toujours l’impression que c’est très épais car on saisit une grande surface de peau, d’autant plus grande qu’elle est excédentaire. Il faut en fait pincer entre deux doigts l’épaisseur réelle de graisse (bourrelets du ventre, des hanches…).


Les cicatrices sont-elles visibles ?

Elles sont courtes ( 2 à 3 mm) et dissimulées au mieux dans les plis. Il faudra durant la première année les protéger du soleil (crème écran) pour éviter leur pigmentation.


Y a-t-il des complications ?

Elles sont très rares mais doivent être au mieux prévenues ; nous retiendrons avant tout :

- l’infection
En opérant dans un établissement spécialisé en chirurgie esthétique où il n’y a donc pas d’activité chirurgicale infectante comme la chirurgie gynécologique, digestive, urinaire… les risques sont diminués au mieux. En fait ce que l’on peut craindre, ce sont les propres microbes de votre peau, d’où l’intérêt de pratiquer avant l’intervention un gommage du corps et des douches bétadinées.

- la phlébite
C’est l’apparition d’un caillot sanguin, le plus souvent dans une veine profonde d’un mollet consécutivement à une immobilisation avec pressions localisées sur les mollets (table d’opération, voyage en avion, alitement prolongé…) ; le panty élastique post – opératoire trop serré au dessous du genou peut aussi être un facteur favorisant : la phlébite peut être suivie d’un déplacement du caillot vers le poumon (embolie pulmonaire) ce qui est grave.
Ces phlébites sont heureusement rares. on doit les prévenir au mieux en choisissant un panty bien adapté, complété par des bas de contention antithrombose à conserver pendant 1 semaine environ et en faisant un examen systématique des veines par échodoppler (examen totalement indolore) au 4ème jour post-opératoire.
Un traitement anti-coagulant est pratiqué en cas de phlébite.

- le saignement et les hématomes
On diminuera au mieux leur importance en limitant le nombre de zones traitées dans la même séance et les quantités de graisses retirées.
Des lipoaspirations trop importantes pourraient entraîner des hématomes diffus étendus avec baisse de la tension artérielle et anémie.


« Dois-je maigrir avant la lipoaspiration ? »

Si votre prise de poids est occasionnelle, « accidentelle » : OUI ;
Par contre, si vous avez essayé en vain de maigrir, il ne faut pas vouloir de force vous faire maigrir avant la lipoaspiration ; il vaut mieux subir la lipoaspiration telle que vous êtes, enlever l’excédent réel, et si motivée, vous arrivez plus facilement à maigrir après l’intervention, le résultat n’en sera que meilleur.

Si on vous obligeait à maigrir à tout prix avant la lipoaspiration et si la nature reprenant ses droits vous regrossissiez après, le résultat serait altéré.


« Mon poids varie beaucoup d’un jour à l’autre » :

« Je prends des kilos alors que je ne mange rien… »
Dans ce cas, il s’agit de phénomènes de « rétention d’eau » et de stase lymphatique.
- vérifier avec votre gynécologue votre bilan hormonal,
- éviter la restriction hydrique (il faut boire au contraire) et les diuritiques (qui entraînent des déséquilibres),
- faites des drainages lymphatiques, des massages avec des crèmes désinfiltrantes,
- ayez une activité physique.

Il s’agit de phénomènes « constitutionnels » que l’on ne peut définitivement éradiquer… et « il faut faire avec… ».


« La cellulite est-elle traitée par la lipoaspiration ? »

Ce que l’on appelle communément «cellulite » est avant tout un problème d’aspect cutané : Elle intéresse la graisse toute superficielle située juste sous le derme.

1°) la cellulite inflammatoire

Elle peut présenter tous les degrés d´importance:
La peau a un aspect plus ou moins irrégulier, type « peau d’orange » ou capiton avec parfois des fossettes ou de véritables « trous » ; cette cellulite est parfois dure, inflammatoire, douloureuse, en stase lymphatique ; la peau a parfois un aspect violacé.
Elle est due à de multiples facteurs :
- trouble de la micro circulation avec mauvaise oxygénation tissulaire,
- stase lymphatique avec rétention d´eau,
- surcharge pondérale.

Il faut restaurer l’équilibre énergétique, normaliser le poids si nécessaire, faire massages avec des crèmes drainantes (type Percutafeine ou autres ..), drainages lymphatiques, endermologie, mésothérapie, prendre des médicaments améliorant la microcirculation et le retour veineux, faire du sport.
Malheureusement, il s’agit souvent d’un état chronique, constitutionnel qui ne peut-être définitivement traité, mais seulement amélioré sous traitements constants. La lipoaspiration en détendant la zone peut améliorer le phénomène mais reste peu efficace sur les irrégularités de surface.La lipolyse chimique peut être intéressante mais les produits utilisés n´ont pas encore fait la preuve de leur totale inocuité.

2°) L’aspect de « vagues cutanées »
Le plus souvent au niveau de la culotte de cheval, de la face anterieure des cuisses…
Elle est due à une détente cutanée par vieillissement ou par variations de poids successives souvent accompagnée d’une surcharge pondérale, d’un manque de tonus musculaire et d’une petite stase lymphatique. S’il existe une surcharge graisseuse localisée associée, la lipoaspiration pourra être efficace sur le volume, mais n’aura que peu d’effet sur l’aspect cutané : musculation, massages, drainages sont indiqués.


« J’ai des fesses plates, un creux sur le côté du bassin : peut-on rajouter la graisse que l’on enlève ? »

Oui, il s’agit d’une véritable auto greffe de vos tissus graisseux ( lipostructure R, lipofilling, technique de Coleman,lipoplastie,transfert adipeux).
On ne peut jamais promettre « que ça va marcher », mais on a souvent de bons résultats durables au long cours.
La technique consiste à prélever votre graisse par lipoaspiration fine sans la traumatiser, à la purifier par centrifugation et à la déposer minutieusement. C’est un « transfert graisseux ».

Il faut être prudent dans les suites pendant le 1er mois afin de ne pas traumatiser le tissu greffé ce qui serait préjudiciable à la « prise » de la greffe.